Nos vies valent plus que leurs profits

La mobilisation des infirmières d’Asalée

Les infirmières de l’association « Asalée » (Action de santé libérale en équipe) étaient mobilisées jeudi 26 mars pour dénoncer le fait qu’elles n’étaient pas payées depuis plusieurs mois. En marge du Salon infirmier à la porte de Versailles, à Paris, plusieurs centaines d’entre elles ont manifesté avec le soutien de médecins et de familles. Elles sont un peu plus de 2 000 dans tout le pays spécialisées dans l’éducation et l’accompagnement thérapeutiques des patients atteints de maladies chroniques (diabète, risques cardio-vasculaires, addictions etc.), travaillant en binôme avec les médecins. Elles rendent des services inestimables, notamment dans les déserts médicaux. Mais le principal financeur de leur association, la Caisse nationale de l’assurance-maladie, n’a pas versé ses subventions depuis décembre, estimant le dispositif trop coûteux. Ce qui risque d’entraîner la disparition de l’Asalée et de laisser dans les choux des milliers de malades.