Un rapport de l’ONU alerte sur la surconsommation d’eau douce, la nature n’étant plus capable de la renouveler. « Les termes “stress hydrique” et “crise de l’eau” ne suffisent plus à décrire les nouvelles réalités mondiales », expliquent ces travaux de l’Institut de l’université des Nations unies pour l’eau, l’environnement et la santé. Pour caractériser la nouvelle situation, le rapport propose donc le terme de « faillite hydrique ». Concrètement, cela signifie que des régions du globe utilisent plus d’eau douce que la nature est capable de renouveler, et que, par ailleurs, les dommages causés aux ressources naturelles (zones humides, nappes phréatiques…) « deviennent difficiles à réparer ». Résultat : les lacs rétrécissent et de plus en plus de fleuves ne se jettent plus dans la mer pendant certaines périodes de l’année. Cerise sur le gâteau : à cause de la pollution générée par les activités humaines (agriculture, transports, industrie…), l’eau douce est de plus en plus de mauvaise qualité et le changement climatique la rend de plus en plus rare. Conclusion : dans ce domaine aussi la planète va droit dans le mur et le capitalisme continue comme si de rien n’était.