Le groupe de travail « logement des jeunes » du Conseil national de l’habitat vient de rendre un rapport qui s’intéresse en particulier aux étudiants. Intitulé « Une urgence sociale », le texte indique notamment que, chaque année, 17 % des étudiants (on en compte trois millions environ) sont contraints d’arrêter leur formation faute d’hébergement abordable. Au total 70 % des étudiants se logent dans le privé, les établissements publics comme les Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous) et d’autres structures comparables ne prenant en charge qu’un étudiant sur 44 à Paris et un sur 20 dans des villes comme Toulouse et Bordeaux. Les autres doivent se débrouiller comme ils peuvent.