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Lyon : le salaire de la haine

On ignore pour le moment les circonstance précises de la bagarre qui a causé la mort d’un militant identitaire de Lyon. Toute l’extrême droite s’efforce d’instrumentaliser ce décès, notamment contre LFI, mais aussi contre l’extrême gauche, en faisant de ce militant un martyr. Pourtant, les groupes d’extrême droite, en particulier à Lyon, sont depuis des années à l’origine de très nombreux affrontements violents. Déjà, le 21 mai 2022, un communiqué signé par diverses organisations, dont la CGT et la FSU, dénonçait les agressions régulières commises à Lyon par ces groupes contre des militants ouvriers, de gauche et des immigrés. Cette fois, c’est le groupe Nemesis, dont l’égérie Mila arbore un T-shirt nazi, qui était venu faire de la provocation devant une réunion publique de Rima Hassan, bête noire de l’extrême droite en raison de son engagement pro palestinien.

On ne peut se réjouir de la mort d’un jeune homme, mais celle-ci n’est-elle pas la conséquence de la politique de ces groupes dont la haine, le racisme et la violence constituent le fond de commerce ? Serait-il possible de prôner sans arrêt cette haine et cette violence sans prendre le risque d’en subir les conséquences ?