Nos vies valent plus que leurs profits

Palestine

À Gaza, la guerre ne fait que s’amplifier, avec plus de 17 700 morts déjà. Si les grandes puissances ont pris le parti de l’État d’Israël et de sa guerre contre un peuple, un peu partout sur la planète, la solidarité avec les Palestiniens continue à s’exprimer, notamment dans la rue. À Paris, la manifestation de samedi a compté avec la présence du collectif « Soignantes pour Gaza », qui manifeste depuis plusieurs semaines son indignation face à cette guerre où les hôpitaux sont aussi pris pour cibles.

La guerre ne s’arrête pas, notre mobilisation doit continuer, soyons nombreuses et nombreux aux prochaines manifestations.

Nasser Abou Baker, le président du syndicat des journalistes palestiniens, a participé à la Bourse du travail de Paris, à un meeting intitulé : Guerre de Gaza : journalistes tués, l’information continue. Il était organisé par une large intersyndicale de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, FO, CFDT) et par la Fédération internationale des journalistes. On a appris que depuis le 7 octobre au moins 75 journalistes avaient été tués au cours de plus de 200 attaques, dont certaines menées spécifiquement contre eux. Certains avaient même reçus des menaces de mort sur leur portable avant même d’être abattus du fait de leur métier. En plus des Gazaouis, c’est aussi l’information qu’on assassine chaque jour.

Les États-Unis se sont opposés à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui réclamait un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Ce projet de résolution, soutenu par près de 100 pays, exigeait « un cessez le feu immédiat », la libération des otages et un accès facilité de l’aide humanitaire. Le projet de résolution, qui a recueilli treize voix pour, une contre (États-Unis) et une abstention (Royaume-Uni), avait été préparé par les Émirats arabes unis après l’invocation par António Guterres de l’article 99 de la Charte des Nations unies, qui permet au secrétaire général d’attirer l’attention du Conseil sur un dossier qui « pourrait mettre en danger le maintien de la paix et de la sécurité internationales ». Cela dit, même si la résolution avait été adoptée, rien ne dit qu’elle aurait empêché Israël de continuer sa sale guerre. Ce ne serait pas la première fois (ni la dernière) que l’État sioniste ne tiendrait aucun compte des résolutions onusiennes. Mais Washington ne veut pas provoquer la moindre contrariété de l’État hébreu, son principal allié dans la région. Depuis 1970, sur 39 résolutions sur le dossier israélo-palestinien présentées au Conseil de sécurité, 35 ont été rejetées du fait, entre autres, du veto américain.