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Palestine

Sur intervention des gendarmes, puis de la sous-préfète d’Oloron, Louis Labadot, le maire communiste de Mauléon-Licharre, a fait retirer du fronton de sa mairie le drapeau palestinien qui y flottait depuis plusieurs mois après le jumelage de la petite ville basque avec le camp de réfugiés de Balata, en Cisjordanie, contrôlé par le Fatah. Un drapeau qui n’avait pas de lien direct avec le conflit actuel qui ensanglante Israël et Gaza. La sous-préfecture a fait savoir que « la demande d’ôter le drapeau a été faite dans une logique d’apaisement et de neutralité de l’État dans le cadre d’événements internationaux et de prévention de trouble à l’ordre public ». Il faut une bonne dose d’hypocrisie pour parler de « neutralité de l’État » alors que Paris a toujours soutenu Israël contre les Palestiniens. Labadot a promis de remettre le drapeau en place dès que possible.

Après Lyon, Marseille et d’autres villes, le rassemblement de soutien au peuple palestinien, qui devait avoir lieu ce jeudi à Paris, organisé notamment par le Collectif national pour une paix juste et durable en Palestine, l’Association France Palestine Solidarité, Capjpo-EuroPalestine, et d’autres collectifs et organisations politiques a été interdit. La préfecture de police met en avant le « risque de troubles à l’ordre public ». Rappelons qu’au cours des derniers jours, tous les rassemblements en ferveur d’Israël ont été autorisés, tant à Paris qu’en province, avec souvent le soutien officiel des autorités. C’est ce qu’on appelle « un ordre public » à géométrie variable.