Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme vient de condamner une série d’actions répressives israéliennes dans les territoires palestiniens occupés. Dans un communiqué accompagnant un nouveau rapport le Haut-Commissariat écrit notamment : « L’intensification des attaques, la destruction méthodique de quartiers entiers, […] le refus d’apporter une aide humanitaire […] conjugués aux transferts forcés qui semblent viser à un déplacement permanent, suscitent des inquiétudes quant à un nettoyage ethnique à Gaza et en Cisjordanie. » Dans la bande de Gaza, ce rapport détaille « les massacres et les mutilations infligées en nombre sans précédent à des civils par les forces israéliennes ». Il dénonce « la propagation de la famine et la destruction des infrastructures civiles restantes, imposant aux Palestiniens des conditions de vie de plus en plus incompatibles avec leur maintien dans ce territoire ». Il établit notamment la mort d’au moins 463 Palestiniens, dont 157 enfants, des suites de la famine, y voyant « une conséquence directe des actions entreprises par le gouvernement israélien ». Et de conclure que de tels actes « peuvent constituer des crimes contre l’humanité », voire « un génocide ». En Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est, le rapport souligne « l’usage systématique et illégal de la force par les forces de sécurité israéliennes, la détention arbitraire généralisée, la torture et autres mauvais traitements infligés aux Palestiniens détenus, ainsi que la démolition illégale et massive de maisons palestiniennes ». Et pendant ce temps les grandes puissances laissent faire quand elles ne justifient pas ces pratiques, comme c’est le cas notamment des membres du fameux Conseil de la paix mis sur pied par Trump et qui vient de tenir sa première réunion.