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Quand Mitterrand cautionnait l’enlèvement du président panaméen par George Bush

Le récent kidnapping du président du Venezuela sur ordre de Donald Trump rappelle à s’y méprendre un autre épisode de l’histoire latino-américaine qui s’est déroulé en 1989. Cette année-là, le président américain George Bush faisait intervenir ses troupes au Panama, capturait le président Manuel Noriega et l’exfiltrait vers les États-Unis où il fut plus tard condamné à 40 ans de prison pour « trafic de drogue ». Mais les similitudes ne s’arrêtent pas là. À l’époque, le socialiste François Mitterrand, qui occupait l’Élysée, non seulement ne condamna pas l’intervention américaine mais la cautionna à l’ONU. Trente-sept ans plus tard, Macron a fait de même. Courber l’échine devant Washington est une vieille habitude de la diplomatie tricolore.