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Brèves

L’actualité en bref

On ne sait pas si Nicolas Sarkozy a peur de la prison mais, de toute évidence, il n’a pas peur du ridicule. Lors d’une sauterie qu’il a organisée il y a quelques jours, l’ancien président de la République, qui devrait être incarcéré le 21 octobre à la prison de la Santé, a déclaré devant ses amis et supporters : « L’affaire Dreyfus a commencé avec un faux ! Le comte de Monte Cristo commence par un faux ! À chaque fois, la vérité finit toujours par triompher, ce n’est qu’une question de temps. » Sauf que dans son cas, dans le cadre des nombreuses affaires dans lesquelles il est mouillé, c’est lui et son entourage qui ont commis des faux pour soudoyer un haut magistrat, truquer des factures de campagne électorale ou tenter de toucher de l’argent du régime libyen. Dans ces conditions, pas grand monde ne peut croire que Sarkozy est une victime… sauf de sa propre turpitude.

Ce devait être « le plus grand spectacle jamais réalisé sur l’histoire de France » qui promettait de « résumer 3000 ans d’histoire en deux heures ». Laurent Wauquiez (Les Républicains), alors président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, avait décidé de financer le « show monumental » à hauteur de 505 279 euros d’argent public, notamment pour le promouvoir auprès des lycéens. Une vision ultra-réac de l’histoire du pays qui voulait rivaliser avec le spectacle du Puy-du-Fou de Philippe de Villiers. Prévu pour sillonner 17 villes à travers le pays en donnant 200 représentations il s’est finalement limité à quelques apparitions dans la région clermontoise avant de déposer le bilan en juin dernier. L’opposition a demandé à Wauquiez des comptes. Ce que ce dernier n’est pas pressé de rendre.

En Bretagne, il manque 130 accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH). Pour cause, en France, les salaires sont à 980 euros par mois pour un temps de travail de 24 heures réparties sur toute la semaine, avec des zones d’intervention de plus en plus grandes, sans indemnités pour l’essence. Quand vingt-cinq d’entre elles ont refusé l’élargissement de leur zone et exprimé leur désarroi, le rectorat n’a rien trouvé de mieux que de les licencier et d’abandonner en rase campagne les élèves qu’elles suivaient.

C’était le mot d’ordre du monde associatif mobilisé samedi 11 octobre contre les coupes budgétaires qu’il subit. Diminution des missions, licenciements de salariés : les associations sont passées depuis quelque temps en mode survie, et tant pis si l’accès au sport, à la culture, si le lien social ou la prévention dans la santé diminuent drastiquement, tant que les aides publiques continuent à engraisser les actionnaires et le budget de l’armement.

Trump est déçu, c’est finalement Maria Corina Machado qui est lauréate du prix Nobel de la paix. Présentée comme la principale « opposante » au régime vénézuélien, elle n’a rien à envier au président américain en termes de défense des intérêts de la bourgeoisie : riche héritière de droite surnommée « Augusta Pinocheta », Machado souhaite la privatisation de tous les services publics et la cession des ressources stratégiques aux grandes firmes américaines. Un prix Nobel qui n’est certainement pas celui de la paix entre les classes.

Aux États-Unis, c’est le « shutdown » depuis trois semaines : faute d’accord sur un budget fédéral, des centaines de milliers de fonctionnaires du pays sont placés en congé d’office et ne recevront pas leur salaire. Pour débloquer la situation, Trump a annoncé le licenciement de 4 000 fonctionnaires. Les travailleurs visés sont désignés comme proche des démocrates que Trump cherche à forcer à adopter son budget. La réduction massive des effectifs de la fonction publique fédérale est une priorité affichée de la politique du président américain et au-delà de la crise budgétaire, ce shutdown vient s’ajouter à l’offensive générale de Trump contre la classe ouvrière.

Même après le cessez-le-feu, vendredi 10 octobre, des bombes sont tombées sur les Gazaouis. Le bilan des massacres dépasse les 67 000 morts. Il n’y a aucune assurance que l’armée génocidaire ne reprenne les tueries après les échanges d’otages. Et les dirigeants internationaux ne se sont pas réunis au Caire ce lundi pour forcer l’État israélien à respecter le droit international : les Palestiniens de Cisjordanie subissent toujours le harcèlement et les assassinats de colons déchainés sur leur terre.

Le service de presse du président a fait savoir que Donald Trump et son épouse Melania venaient de recevoir un rappel du vaccin contre le Covid-19 après s’être fait vacciner une première fois le 19 janvier dernier, en toute discrétion. Ce qui n’empêche pas l’agité de la Maison-Blanche de conseiller à ses supporters complotistes et anti-vax de lutter contre le Covid-19 en suivant une alimentation saine et en utilisant… de l’eau de Javel. Des recommandations chaleureusement soutenues par son ministre de la Santé, Robert Kennedy Junior, qui veut supprimer la vaccination obligatoire en la réservant à certaines catégories de la population. Mais si Trump est démagogue, il n’est pas stupide. Et il est, à l’évidence, plus soucieux de sa santé que de celle de ses partisans.

Après plusieurs jugements contradictoires, la Cour de cassation vient de finalement décider que les salariés en télétravail ne pouvaient pas être privés de tickets restaurant. Les juges ont donné raison à un directeur commercial qui avait saisi les prud’hommes contre son patron qui avait refusé de lui fournir des tickets-restaurant pendant deux ans, au seul prétexte qu’il pratiquait le télétravail. Débouté, il s’était pourvu en cassation. L’employeur a finalement été condamné à lui verser plus de 1 700 euros de compensation. Et les juges de statuer que le télétravail ne justifie pas que le droit de bénéficier de cet avantage soit supprimé. Seule ombre au tableau : un salarié en arrêt maladie ou se trouvant en situation de chômage partiel ne peut pas bénéficier de ce droit. Ces personnes auraient-elles moins besoin de se nourrir que les autres ?