Après le rejet de l’accord de Bougival par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), principal mouvement indépendantiste du territoire, le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, se rend à Nouméa pour tenter de le convaincre du bien-fondé de cet accord. Et, comble de l’audace, il se dit prêt à s’entretenir avec le leader kanak Christian Tein. Sauf que ce dernier, après avoir passé un an en prison à Mulhouse, est assigné à résidence en Métropole, comme d’autres de ses camarades, avec interdiction de se rendre dans l’archipel calédonien où plusieurs dizaines d’indépendantistes croupissent toujours en cellule. Valls affirme, en signe bonne volonté, que sa porte « est toujours ouverte ». Ce sont surtout celles des prisons qu’il devrait faire ouvrir.