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Brèves

L’actualité en bref

Après avoir occupé le plateau du Golan en 1967 avant de l’annexer en 1981, l’État sioniste va-t-il s’emparer de nouveaux territoires syriens ? On peut se poser la question. Depuis la chute du régime de Bachar el-Assad, Israël a multiplié les incursions au-delà de la zone démilitarisée dans le Golan et a construit plusieurs avant-postes militaires dans le sud de la Syrie. Un pas supplémentaire dans cette voie a été effectué par un groupe de colons israéliens qui a traversé la frontière syrienne pour poser symboliquement la première pierre d’une nouvelle colonie. Ils ont été rapidement rapatriés par l’armée israélienne mais aucun n’a été ni arrêté, ni inquiété. On assiste là à un scénario habituel de la politique sioniste qui consiste pour des colons à établir une colonie, déclarée dans un premier temps illégale par les autorités… avant d’être régularisée quelques mois plus tard. Amos Azaria, le porte-parole de ces colons, qui s’intitulent « Les Pionniers de Bachan », du nom biblique d’une vaste région comprise entre le sud de la Syrie et l’est de la Jordanie, affirme que cette région doit être annexée immédiatement par Israël. Et cette revendication rencontre une oreille complaisante au sein du cabinet israélien. Après la Cisjordanie et Gaza l’appétit colonialiste de l’État hébreu est insatiable.

Un ancien soldat britannique comparait anonymement devant un tribunal de Belfast accusé de deux meurtres et cinq tentatives de meurtre lors du « Bloody Sunday » (Dimanche sanglant), épisode du conflit nord-irlandais qui s’était déroulé le 30 janvier 1972 à Derry. Ce jour-là des parachutistes britanniques avaient ouvert le feu sur une manifestation pacifique de militants catholiques, faisant treize morts. Il a fallu attendre 2010 pour que soit officiellement reconnue l’innocence des victimes, atteintes pour certaines dans le dos ou même à terre, agitant un mouchoir blanc. Depuis la fin du conflit nord-irlandais en 1998, seul un ancien soldat britannique a été condamné début 2023 à une peine de trois ans avec sursis pour avoir tué un homme à un check-point en 1988. La même année, le gouvernement conservateur faisait voter une loi baptisée « Héritage et réconciliation » qui a mis fin à la plupart des poursuites pénales pour les crimes commis pendant cette période, notamment par les militaires britanniques. Le procès actuel est donc exceptionnel. Quant aux combattants de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), qui combattait les Britanniques, ils furent souvent tués, arrêtés voire torturés et certains, comme Bobby Sands, moururent en prison. Et Londres ne leur a jamais rendu justice. Mais, sauf surprise, l’ex-soldat ne risque pas grand-chose.

Patrick Martin, le président du Medef, menace d’une « grande mobilisation patronale » si Lecornu décide d’augmenter les impôts des entreprises en 2026. Et il revendique : il faut « desserrer le frein à main pour relancer l’investissement ». Les freins sont pourtant lâchés à fond ! Une enquête journalistique (Le Grand Détournement, publié tout récemment) estime à 270 milliards les exonérations de charges et autres subventions dont bénéficie le patronat, chaque année. Quant au taux d’imposition sur les entreprises, il a diminué de moitié en 40 ans. Les patrons pleurent la bouche pleine : c’est à ça qu’on les reconnaît.

Depuis des mois, la jeunesse népalaise dénonçait sur les réseaux sociaux le chômage, la misère et la corruption qui poussent chaque année des milliers d’entre eux à émigrer. Après la coupure des réseaux imposée par le Premier ministre Oli, une manifestation réprimée dans le sang – 51 morts – a conduit les protestataires à incendier le Parlement, à chasser les dirigeants corrompus de leurs résidences et à obliger le gouvernement à démissionner. Le replâtrage en cours avec une Première ministre qui ne changera rien à la misère n’a vraiment pas de quoi calmer la colère. La révolte contre cette société d’oppression et d’exploitation ne connaît pas de frontières !

Le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé que la suppression de deux jours fériés ne figurera pas dans le budget qu’il prépare pour 2026. La mobilisation du 10 septembre a pesé, le gouvernement craignant une extension de la colère sociale, surtout lors de la journée de grève du 18 septembre. C’est un encouragement à poursuivre la lutte contre Macron et les patrons, car restent à combattre de nombreuses autres attaques, comme le doublement des franchises médicales, la suppression de 3 000 postes de fonctionnaires et le gel des retraites !

Après avoir refusé un premier puis un second accord d’entreprise, ce sont quelque 3200 ouvriers de la branche armement de Boeing, dans Le Missouri et l’Illinois, qui ont déclenché une grève le 4 août pour imposer de réelles améliorations de salaire et de conditions de vie. Si l’entreprise a d’abord minimisé le poids de la grève, puis commencé à embaucher des travailleurs pour remplacer les grévistes, elle est revenue vers l’IAM, le syndicat à la tête du mouvement, avec une troisième proposition. Elle qui prétendait que sa seconde offre serait la dernière, la voilà qui cède un peu aux grévistes. Mais ces derniers ne sont pas dupes : la nouvelle offre ne propose pas grand-chose de plus que la précédente, elle-même à peine meilleure que la première. Les travailleurs l’ont rejetée et la grève continue.

Quelque 110 000 manifestants (selon la police) ont participé samedi dans le centre de Londres à une marche organisée par le militant d’extrême droite Tommy Robinson, leader de la Ligue de défense anglaise, une organisation qui, depuis des années, multiplie les provocations contre les migrants en général et les musulmans en particulier. Ce sont notamment ses militants qui sont à l’origine, un peu partout dans le pays, de manifestations parfois violentes devant les hôtels abritant les migrants et leurs familles. Parmi les invités étrangers conviés à l’évènement se trouvaient Steve Bannon, ex-conseiller de Trump, et aussi… Éric Zemmour. Facho un jour, facho toujours. Une contre-manifestation appelée à l’initiative de l’organisation anti-raciste « Debout contre le racisme UK » a ressemblé 5 000 personnes. Quant à la politique sociale et économique menée par le gouvernement travailliste, elle pousse une part croissante de la population modeste dans les bras de l’extrême droite.

Le premier ministre désigné, Sébastien Lecornu, n’a pas encore formé son gouvernement qu’il se lance déjà dans les promesses. La dernière en date : régler la question des déserts médicaux d’ici 2027 en créant 5 000 maisons « Santé France » accessibles à tous et toutes en moins de 30 minutes sur l’ensemble du pays. Elles fonctionneront uniquement avec des médecins volontaires. Et quid de leur financement ? De cela pas un mot. On verra ça dans le prochain budget de la Sécu. D’ici là on est supposé le croire sur parole. Mais pour cela il faudrait être naïf ou idiot.

C’est devenu viral au point que l’Agence nationale du médicament a dû intervenir et sonner l’alarme. En effet, se multiplient sur les réseaux sociaux et les sites de vente en ligne les publicités pour des médicaments anti-obésité qui sont souvent des contrefaçons parfois toxiques et aux effets secondaires désastreux. C’est pourquoi l’agence a engagé des poursuites judiciaires pour mettre fin à la vente illégale de ces produits. Elle rappelle en outre que les médicaments indiqués dans le traitement du diabète ou de l’obésité, commercialisés sous les noms d’Ozempic ou Wegovy, Saxenda ou Victoza, Trulicity ou Mounjaro, sont obligatoirement prescrits sur ordonnance et ne peuvent être dispensés qu’en pharmacie. Ce qui n’empêche pas les charlatans de prospérer sur le net en mettant an danger la vie de celles et ceux qui s’y laissent prendre. Business is business et au diable la santé.