Le Conseil de l’Assurance maladie, sorte de parlement de l’institution, a rendu un avis défavorable au doublement des franchises médicales (reste à charge) que veut instaurer Bayrou et qui conduirait à ce que les assurés sociaux paient de leurs poches quatre euros au lieu de deux pour une consultation médicale, deux euros par boite de médicaments, etc. et jusqu’à 200 euros par an au maximum contre 100 actuellement. Au total, ce sont de 700 à 800 millions d’euros que le locataire de Matignon veut piquer dans nos poches. Mais les avis du Conseil de l’Assurance maladie n’étant que consultatifs, Bayrou a décidé de passer outre et de publier le décret. Au sein du Conseil les représentants des syndicats de salariés se sont opposés à cette la mesure, soutenus par les représentants d’institutions comme la Mutualité française ou l’Union nationale des associations familiales, alors que sans surprise les organisations patronales, à l’exception de celle des artisans qui est abstenue, ont voté pour. C’est le contraire qui aurait été étonnant.