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Brèves

L’actualité en bref

La ville de Torre Pacheco, située dans le sud-est du pays, dans la région de Murcie, est secouée depuis plusieurs nuits par des émeutes qui ont pris pour cible les populations immigrées à l’instigation notamment de groupuscules d’extrême droite. C’est la diffusion, le 9 juillet, de la photo d’un homme de 68 ans, le visage tuméfié et l’œil voilé par les coups, qui a mis le feu aux poudres. En effet la victime a déclaré avoir été violemment agressé en pleine rue par trois jeunes d’origine nord-africaine. Instrumentalisé par des groupes d’extrême droite, et notamment le parti Vox, ce fait divers a donné lieu à une flopée de discours racistes, xénophobes et sécuritaires. Selon le quotidien El Pais « des dizaines d’hommes, vêtus de noir et certains encagoulés, ont pénétré dans le quartier de San Antonio, se livrant à ce qu’ils ont eux-mêmes appelé une ‘chasse’ aux immigrés nord-africains qui, en réalité, vivent dans la ville depuis trois décennies ». Les familles d’origine immigrée, venues essentiellement du Maroc, représentent un tiers de la population de cette petite ville de 40 000 habitants et sont employées principalement dans l’agriculture. En fait, là-bas comme ici, l’assimilation entre immigration et délinquance est devenue la tarte à la crème de l’extrême-droite et d’une partie de la droite.

L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a dévoilé son estimation du prix des fournitures scolaires pour la rentrée 2025. Et ça craint. Après une légère baisse en 2024, les prix des fournitures scolaires enregistrent cette année une hausse de 2 %, et une flambée des prix est encore attendue début septembre. Pour suivre cette hausse des prix d’année en année, l’association a analysé 118 produits, vendus sur dans les principales enseignes de la grande distribution. Entre début juillet 2024 et début juillet 2025, 41 ont vu leurs prix augmenter de 2 % ou plus, 23 ont enregistré une baisse d’au moins 2 %, et 54 sont restés stables. En 2023 les prix des fournitures scolaires avaient connu une hausse considérable de 10 % et depuis lors ils sont stabilisés à un niveau élevé. Ce qui ne va pas faciliter les achats de rentrée des familles modestes.

Des membres de tribus bédouines, favorables au régime, s’en sont pris aux habitants de la ville de Soueïda, à majorité druze, dans le sud du pays, et sont heurtés à des miliciens locaux. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, ces affrontements auraient fait au moins 89 morts dont 50 Druzes – 46 combattants, deux femmes et deux enfants – 18 Bédouins, 14 membres des forces de sécurité et sept personnes non identifiées. Depuis des décennies les Druzes subissent des violences de la part du pouvoir central. En mai et juin des heurts avaient opposé les forces de sécurité syriennes à des combattants druzes et fait plusieurs dizaines de morts. Avec quelque 700 000 habitants, la province de Soueïda abrite la plus importante communauté druze du pays, une minorité religieuse issue de la branche ismaélienne de l’islam chiite. À ce titre ils sont en butte aux attaques des tribus bédouines qui défendent un islamisme sunnite rigoureux. L’État sioniste a, une fois de plus, profité de ces affrontements pour intervenir militairement en s’auto-proclamant « protecteur des Druzes »… mais pas des Palestiniens.

Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a proposé l’établissement d’une zone fermée dans le sud du territoire palestinien en cas de cessez-le-feu de 60 jours avec le Hamas.

Selon Katz, cette zone accueillerait dans un premier temps quelque 600 000 déplacés et comprendrait quatre centres de distribution d’aide humanitaire, gérés par des organisations internationales. À terme, l’ensemble de la population civile gazaouie, soit plus de deux millions de personnes, serait relocalisée dans cette zone. Les nouveaux arrivants seraient soumis à un contrôle de sécurité pour assurer qu’ils ne sont pas affiliés au Hamas. Une fois admis, ils ne seraient plus autorisés à quitter la zone qui serait encerclée par l’armée israélienne. Et le ministre a le culot de parler de « ville humanitaire ». Des ONG, l’ONU, des intellectuels israéliens et divers diplomates étrangers ont estimé qu’il s’agirait en fait d’un gigantesque camp de concentration et que cela pourrait constituer un nouveau « crime contre l’humanité ». Un de plus…

La ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, vient de recadrer son ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, qui avait estimé sur La Chaîne Parlementaire à propos de l’islamo-gauchisme que « ce terme n’existe pas en tant que terme universitaire, il n’est même pas bien défini, donc cette notion n’existe pas ». Cette déclaration a provoqué un tollé à droite et, pour lui répondre, Borne a choisi la radio communautaire juive Radio J où elle a déclaré : « Il y a à la fois des personnalités et des partis politiques, je pense notamment à LFI, qui portent une idéologie d’extrême gauche qui instrumentalise l’islam, qui banalise l’islamisme radical, et qui encourage le communautarisme ». Sauf qu’elle s’avère incapable de définir clairement ce qu’est l’islamo-gauchisme. Et pour cause. Il s’agit d’un leurre et d’un fantasme entretenus par le gouvernement et la droite pour camoufler leur propre islamophobie et leurs campagnes contre les musulmans ou supposés tels camouflées par de pseudo-enquêtes sur l’entrisme des Frères musulmans dans la société, des islamo-gauchistes à l’Université ou des liens entre eux et la France insoumise. Et, comme le furet de la comptine pour enfants, l’islamo-gauchisme court, court et personne ne peut l’attraper.

Devant les galonnés réunis pour l’écouter Macron en a remis une couche sur le Service national universel (Snu), une sorte de préparation militaire volontaire destinée aux jeunes de 15 à 17 ans. Créée en 2018 et présenté comme mesure phare de l’Élysée, le Snu n’a pas été, jusqu’ici, un franc succès. Le Président a promis de le réformer d’ici l’automne. Mais, dans son entourage, certains n‘hésitent plus à parler de rétablir le service militaire obligatoire, aboli en 1997, et qui, dans sa forme nouvelle, serait élargi aux filles. Selon un rapport publié par le Haut commissariat au plan, le retour du service militaire obligatoire pour une durée de six mois « permettrait de renforcer la culture de défense et la mixité sociale ». Bref sous une forme ou une autre on discute des meilleurs moyens de militariser les jeunes. Mais pas question pour la jeunesse de se laisser embrigader en vue de la prochaine « der des ders ». Et, pour reprendre un couplet d’une chanson de Georges Brassens, « la musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas »

Lors de son discours aux armées Macron a encore évoqué la menace russe et le désengagement des États-Unis… pour nous demander de passer à la caisse. Il a promis un « effort historique, proportionné, indispensable » pour doter la loi de programmation militaire de 64 milliards d’euros en 2027 plutôt qu’en 2030. Soit 3,5 milliards d’euros de plus en 2026, et 3 milliards supplémentaires en 2027. Et cela sera financé par « l’effort de toute la nation pour la défense de tous les Français ». Au-delà de la formule volontairement vague se cache la vieille recette : sabrer dans les services sociaux pour abreuver d’aides et de subventions le secteur de l’armement.

En 2014, La Poste portait plainte contre cinq syndicalistes pour « violation de domicile », « dégradations » et « violences » sur la responsable de la sûreté. Ils s’étaient en réalité simplement rendus au siège social de La Poste lors d’une grève pour réclamer des vraies négociations ! Les vidéos n’ont montré aucune violence et la responsable de la sécurité a nié avoir jamais accusé les syndicalistes de violence.

Après 11 ans de procédure (!) et un dossier à l’évidence vide, le procureur lui-même avait requis « seulement » des heures de Travaux d’intérêt général (TIG). Mais le juge a été plus loin, en condamnant Gaël Quirante à six mois de prison avec sursis, et les cinq militants à plusieurs centaines d’euros d’amende. Les syndicalistes ont fait appel, réclamant toujours la relaxe pure et simple.

Face au jugement très politique d’une justice de classe, destiné à dissuader les travailleurs de se défendre, la solidarité de tous les travailleurs est indispensable !

Plus de 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises pour 2023 : c’est le montant délirant qu’a chiffré une commission du Sénat sur le sujet – et ce, sans compter les aides européennes ou les aides locales. Le méli-mélo des 2 252 dispositifs existants favorise les grands groupes du CAC 40, qui prennent la majeure partie des aides, font des bénéfices et ne se gênent pas pour licencier.

Les mêmes politiciens qui votent ces cadeaux aux entreprises veulent maintenant faire 40 milliards d’économie sur la santé, l’éducation ou l’environnement, c’est-à-dire sur notre dos !