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Brèves

L’actualité en bref

Chaque mois qui passe voit la surpopulation carcérale s’aggraver. Selon les derniers chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur, 83 681 personnes sont actuellement incarcérées pour une capacité officielle de 62 570 places. La densité carcérale globale s’élève à 133,7 %, avec une surpopulation particulièrement alarmante dans les maisons d’arrêt, établissements qui accueillent les prévenus en détention provisoire et les condamnés à une peine inférieure ou égale à deux ans, où elle atteint 163,2 %, Ce qui entraîne une dégradation des conditions de vie, nombre de détenus dormant par terre, une augmentation des risques de conflits et de violence, la détérioration des conditions d’hygiène et une surcharge pour le personnel pénitentiaire. Selon le Conseil de l’Europe, la France est dans le peloton de tête des pays qui emprisonnent le plus. Ce qui n’empêche pas les Darmanin et autres Retailleau de poursuivre, voire d’amplifier, leur politique ultra-répressive par pure démagogie. Et au final l’état lamentable des prisons reflète aussi celui de la société.

Selon un sondage publié par le quotidien israélien Haaretz, 82 % des Israéliens juifs souhaiteraient expulser par la force les Palestiniens de Gaza. Le pourcentage en faveur de l’expulsion monte même à 93 % chez les Juifs qui se déclarent religieux. Et 47 % d’entre eux trouvent acceptable le fait, pour l’armée israélienne, de procéder à des exécutions de masse des civils dans les villes conquises. Si l’on en croit cette enquête d’opinion, réalisée par l’universitaire israélien Tamir Sorek, professeur à l’université d’État de Pennsylvanie, on assiste à une radicalisation forte des sionistes religieux vers des positions racistes et xénophobes et, plus globalement, à un glissement à droite et une forme d’autisme de la société israélienne qui, à quelques exceptions notables près, apporte son soutien au génocide, aux massacres et à l’épuration ethnique en cours. En agissant ainsi elle se prépare un avenir de sang et de larmes.

Mercredi 28 juin, dans les Alpes suisses, le glacier du Birch s’est effondré, engloutissant la quasi totalité du village de Blatten (300 habitants) en contrebas. La catastrophe, anticipée, a tout de même fait une victime. Et elle préfigure d’autres événements du même type : des chercheurs du CNRS estiment que les glaciers des Alpes et des Pyrénées ont perdu 40 % de leur volume depuis l’an 2000. Le phénomène s’accélère et des dizaines de glaciers pourraient céder dans les prochaines années. Le dérèglement climatique nous mène à la catastrophe. Il faut en finir avec ce système fou !

Jeudi 15 mai : les sénateurs votent une loi permettant la reprise des travaux de l’A69, interrompus par une décision du tribunal administratif de Toulouse du fait des ravages écologiques d’un projet dont l’utilité est loin d’être prouvée, décision elle-même suspendue en appel. Jeudi 26 mai : la loi Duplomb, imposée à la faveur d’une manœuvre parlementaire, rétablit l’autorisation d’utiliser de insecticides reconnus comme cancérigènes et tueurs d’abeilles. Macronistes, droite et extrême droite s’allient dans la surenchère climato-sceptique et anti-juges. Comme un parfum de trumpisme bien de chez nous.

Un décret entrant en vigueur dimanche 1er juin permettra de suspendre partiellement le versement de l’allocation pendant plusieurs mois pour les demandeurs d’emploi qui ne respecteraient pas leur « contrat d’engagement ». Ce contrat, qu’ils sont donc obligés de signer, les contraint notamment à donner au moins 15 heures d’activité hebdomadaires. Alors que des centaines de plans de licenciements ont déjà été mis en œuvre en un an, cette attaque sert à exercer une pression sur l’ensemble des travailleurs.

Durant la finale de la Ligue des Champions que le PSG a remporté face à l’Inter Milan, des supporters ont déployé une large banderole dénonçant le génocide à Gaza. Puis, lors de rassemblements festifs pour célébrer le 5-0, de nombreux jeunes rassemblés à Paris avec des drapeaux palestiniens ont chanté les slogans « Netanyahou casse-toi, la Palestine n’est pas à toi ! » et « Free Palestine ». Lorsqu’il échappe à la récupération politique de nos dirigeants, le sport peut être un véritable moyen de rapprochement entre les peuples, par en bas !

Un décret-loi de la dirigeante d’extrême droite Georgia Meloni voté le 28 mai par la Chambre des députés italienne a suscité une manifestation de plusieurs milliers de personnes. Cette loi « sur la sécurité » prévoit de protéger les agents accusés de violences policières, en les aidant financièrement. Elle renforce aussi les peines pour certains délits comme le blocage des routes. Une loi qui semble copiée sur la loi « sécurité globale » que Darmanin fit voter en France en 2020. Quand il s’agit de réprimer et de couvrir les flics, l’extrême droite n’a malheureusement pas le monopole !

Le Mémorial de la Shoah, trois synagogues et un restaurant juif ont été souillés de peinture verte dans la nuit de vendredi à samedi. Ces actes de vandalisme n’ont pas été revendiqués mais revêtent clairement un caractère antisémite. Pour rappel, le mur des Justes du Mémorial de la Shoah avait déjà été pris pour cible il y a un an mais avec de la peinture rouge et plusieurs immeubles tagués avec des étoiles de David. À l’époque, les enquêteurs avaient fortement suspecté des opérations de déstabilisation menées par la Russie. Mais qu’importe que ce soit le cas à nouveau ou bien que les auteurs de ces exactions soient des antisémites qui profitent de l’indignation légitime provoquée par les massacres de Gaza pour se manifester : ces actes imbéciles doivent être condamnés sans la moindre complaisance.

La CGT tient régulièrement le décompte des plans de licenciement annoncés et du nombre de salariés concernés. Il y a presque un an, jour pour jour, elle en dénombrait 130. Chiffre qui montait à 200 alors que Michel Barnier était Premier ministre, puis à 300 lorsque son successeur, François Bayrou, a pris ses fonctions. Aujourd’hui, on en est à 381 avec près de 300 000 emplois menacés. Et face à cette situation dramatique, Macron fait de la gonflette avec des opérations bidon comme « Choose France ». Il est plus que temps de se battre pour l’interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous et toutes.