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Brèves

L’actualité en bref

Pour justifier la décision de Netanyahou de ne pas respecter l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas et de stopper l’aide humanitaire entrant dans Gaza, David Mencer, un porte-parole du gouvernement israélien, a affirmé que le Hamas avait « assez de nourriture pour alimenter une épidémie d’obésité », alors même que l’ONU souligne la sous-alimentation chronique, voire la famine, qui touche des centaines de milliers de Gazaouis, en particulier les enfants. C’est sans doute ce genre d’humour que faisaient les troupes nazies qui affamaient et encerclaient le ghetto de Varsovie avant de l’anéantir définitivement en 1943. Les génocidaires Netanyahou, Mencer et leurs complices ont les maîtres à penser qu’ils méritent…

Plus de trois ans après un naufrage, le 24 novembre 2021, qui avait coûté la vie à 31 migrants tentant de rejoindre l’Angleterre par la Manche, les premières auditions d’une enquête indépendante ont démarré à Londres. Cette nuit d’automne, 33 migrants à bord d’une embarcation de fortune, s’étaient retrouvés en détresse. Bien qu’ils aient lancé plusieurs dizaines d’appels à l’aide en direction des secours maritimes français et britanniques, aucune opération de sauvetage n’avait été effectuée. 27 personnes se sont noyées et quatre ont été portées disparues. À noter que les autorités françaises n’ont pas souhaité coopérer avec la commission d’enquête britannique qui entendra, jusqu’au 27 mars, au minimum six familles de victimes assistées de leurs avocats. Nikolaï Posner, membre du conseil d’administration de l’association solidaire des exilés et migrants Utopia 56 a déclaré à ce propos : « Au-delà des innombrables fautes individuelles mises en évidence dans ce dossier, nous espérons que cette procédure puisse exposer les conséquences d’un système politique mortifère qui stigmatise et déshumanise les personnes en situation de migration, au mépris des vies humaines et d’un cadre de valeurs élémentaires. » Un système mortifère mis en place et renforcé sans cesse tant par Paris que par Londres.

Généralement envoyé entre fin mars et fin avril aux 5,7 millions de ménages parmi les plus modestes, le chèque énergie permet d’aider à payer certaines factures (électricité, gaz, chaleur, chauffage au bois ou au fioul, GPL), et certains travaux énergétiques. Il est d’un montant de 48 à 277 euros selon les revenus. Mais, cette année, son versement n’est prévu qu’à partir du second semestre. C’est le médiateur de l’énergie du ministère de l’Économie qui l’a annoncé sur son site. Raison invoquée pour ce retard de plusieurs mois : l’adoption tardive de la loi de finances 2025. Or cette adoption tardive n’a pas empêché les crédits militaires d’être eux versés en temps et en heure. Encore une fois ce sont les plus pauvres qui trinquent…

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a annoncé qu’il était en train de préparer une liste de centaines de ressortissants algériens « aux profils dangereux » qu’il compte présenter aux autorités algériennes, en vue de leur expulsion. « Ma mission », a-t-il ajouté « est de protéger les Français ». En résumé la sécurité de la population est mise en danger par des Algériens et de brandir l’exemple de Mulhouse où un déséquilibré algérien a poignardé un retraité portugais. Mettre en exergue un fait divers dramatique pour déverser une propagande raciste est la marque de fabrique du ministre de l’Intérieur qui chasse sur le terrain de l’extrême droite avec le soutien tacite, voire ouvert, des Bayrou et autre Macron. De bien sinistres personnages…

Deux signalements concernant l’inaction de François Bayrou, alors qu’il était ministre de l’Éducation nationale, entre 1993 et 1997 en lien avec des accusations de violences et d’agressions sexuelles à Notre-Dame de Bétharram, ont été classés sans suite, « aucune infraction » ne paraissant susceptible d’être retenue contre lui. Bref, la justice croit Bayrou sur parole lorsqu’il affirme, malgré de nombreux témoignages, qu’il n’avait rien su et rien entendu bien que plusieurs de ses enfants fréquentaient cet établissement et que sa femme y enseignait le catéchisme. Cependant, prudents, les magistrats indiquent que si d’autres éléments plus étayés suggérant une connaissance des faits par Bayrou étaient signalés à la Cour de justice de la République ultérieurement, une procédure pourrait être ouverte. Et vu l’avalanche de dénonciations qui s’accumulent (le collectif des victimes en a recensé à ce jour 152 dont près de 70 relatives à des faits d’ordre sexuel), on peut dire sans grand risque de se tromper que le maire de Pau n’est pas sorti d’affaire.

Le cyclone Garance qui s’est abattu sur la Réunion a causé beaucoup de destructions : cinq morts, 50 000 sinistrés déclarés, maisons et voitures détruites, villages dévastés par les éboulements ou que les trombes d’eau ont emportés. Le réseau électrique, déjà très vétuste, est très endommagé. Manuel Valls va débarquer le 6 mars pour constater les dégâts : comme s’il y avait besoin de lui pour que soit publié un arrêté de catastrophe naturelle et calamité agricole qui est bien le strict minimum. Car les habitants les plus pauvres, qui sont aussi les plus touchés, eux qui ont tout perdu, se verront difficilement rembourser quoi que ce soit.

En décembre dernier, aux États-Unis, des centaines de milliers d’internautes se rangeaient du côté de Luigi Mangione, en procès pour l’assassinat du PDG du premier assureur-santé privé du pays, UnitedHealthcare. C’est maintenant la transplantation d’organes qui fait la une du New York Times. Les associations chargées de la collecte des organes fonctionnels de personnes décédées ne respectent pas toujours la liste d’attente établie en fonction de l’urgence vitale des patients en attente de greffe. On assiste alors à de véritables appels d’offres et ce sont les Blancs et les plus fortunés qui sont bien souvent choisis et obtiennent l’accès aux greffes en priorité. Plus la santé devient une affaire de rentabilité et de profits, plus les pauvres sont exclus du système de soins…

La Commission européenne vient de présenter plusieurs textes qui remettent cause le fameux « Pacte vert », supposé contraindre les entreprises du Vieux Continent à être « écolos ». Par exemple « le droit de vigilance » exigeait des patrons qu’ils préviennent et remédient aux violations de droits humains et dommages environnementaux tout au long de leur chaîne de valeur, y compris chez leurs fournisseurs et sous-traitants, notamment ceux qui emploient de la main-d’œuvre enfantine ou servile. Dans la pratique, nombre d’entreprises tournaient déjà la difficulté mais désormais tout cela est reporté pour ne pas « entraver leur compétitivité » face à la concurrence de leurs rivales américaines. En résumé « Le Pacte vert » attendra pour être appliqué que tous les patrons soient d’accord. On peut attendre longtemps…

Une grève générale massive du public et du privé, en mémoire des 57 victimes d’une collision ferroviaire survenue le 28 février 2023 entre un train de voyageurs et un train de marchandises, vient de se dérouler dans le pays. Cette grève a été largement suivie, entrainant l’arrêt des trains, des ferries, des bus et des tramways, ainsi que l’annulation de nombreuses liaisons aériennes. Selon les autorités, plus de 325 000 personnes ont manifesté dans 200 villes, dont 180 000 étaient réunies à Athènes, devant le Parlement. L’accident était dû en partie à l’état vétuste du réseau ferroviaire, notamment l’absence de mise aux normes des systèmes de sécurité, mais aussi au manque criant de personnel que connaissent les chemins de fer. De plus, un rapport d’experts a révélé que le train de marchandises transportait une cargaison illégale de produits chimiques explosifs, contribuant au nombre élevé de victimes. Les manifestants ont notamment exprimé leur colère envers le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis, l’accusant de dissimuler les responsabilités.