Un reportage du Monde daté du 25 janvier nous apprend qu’une partie de plus en plus importante des travailleurs de la capitale du cinéma ont désormais recours à l’aide alimentaire fournie par l’Iatse, le syndicat des professionnels du divertissement. Près de 680 000 personnes vivent de l’industrie du cinéma et ont vu leur taux d’emploi baisser d’un tiers avant même les incendies qui ont ravagé Los Angeles. Beaucoup de machinistes, décorateurs, monteurs, cameramen, maquilleuses et comédiens sont employés au jour le jour, sans la moindre sécurité. Ils doivent compléter leurs revenus par toutes sortes de petits boulots, quand ils en trouvent. Les prix des maisons, des loyers et des assurances sont si élevés que beaucoup d’entre eux ne peuvent plus y faire face et doivent quitter la ville ou loger dans des mobile homes. Un monteur explique ainsi que, quand il a payé toutes ses charges, il ne lui reste même plus de quoi s’offrir une place de cinéma pour voir les films auxquels il a participé. En 2023, une grève des scénaristes de 59 jours et de 118 jours des acteurs avait imposé une augmentation des royalties versées sur les films. Les patrons de l’usine à rêve ne sont pas plus glamour que les autres…