Le 1er mars dernier, le gouvernement a mis en place une taxe de deux euros sur les petits colis visant à freiner l’activité des grandes plateformes chinoises – comme Temu, Shein et AliExpress – qui vendent par correspondance des millions d’articles bon marché. Mais, après quelques mois, son rendement a été évalué par le directeur général des Douanes à 2,3 millions d’euros par mois… soit 14 fois moins que ce qui était prévu. Car les plateformes visées ont vite trouvé la parade. Elles envoient les petits paquets dans des entrepôts hébergés par d’autres pays, puis les acheminent jusqu’en France par la route. Ce qui, en volume, représente 90 % de leurs expéditions. Pour tenter d’y parer, le gouvernement a annoncé qu’en juillet la plupart des pays de l’Union européenne devraient adopter des mesures similaires à celles prises par Paris. Qui vivra verra ! Il n’empêche que ce genre de taxes douanières, destinées à protéger nos capitalistes « nationaux », se retournent toujours en dernière analyse contre le consommateur appelé à passer à la caisse.