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Brèves

L’actualité en bref

On savait déjà que le jour où la maire de Paris, Anne Hidalgo, s’est baignée dans la Seine, la qualité de l’eau était franchement mauvaise, contrairement à ce qu’elle avait raconté. Mais, en se basant sur des données jusque-là non-disponibles au public, Mediapart révèle que depuis le début des Jeux olympiques, la qualité de l’eau n’a été satisfaisante que deux jours sur dix. Et durant la journée du 5 août notamment, où s’est tenue l’épreuve du triathlon mixte, le taux de bactéries était supérieur à la limite qui définit une qualité « mauvaise », selon les normes de la Fédération internationale du triathlon. De mauvais résultats que les organisateurs ont tenté de tenir secrets. Pour une fois c’est raté !

Jean Castex, le président de la RATP, par ailleurs ancien Premier ministre de Macron de 2020 à 2022, a été vu en train de faire la circulation dans les couloirs du métro après avoir enfilé un gilet violet pour orienter les fans des JO. Cela s’est déroulé mardi 7 août en fin de journée, sur le quai de la ligne 5 à la station Porte de Pantin, dans le nord-est parisien. C’est dans ce quartier que se trouve le Parc des nations. La scène a bien sûr été captée et diffusée sur les réseaux sociaux puisqu’il s’agissait d’une simple opération de communication destinée à montrer que le grand patron mettait la main à la pâte… au moins pendant quelques minutes. Une façon de justifier son mirobolant salaire de… 450 000 euros par an.

Alors que le secteur automobile traverse une phase morose, dans la péninsule italienne, les marques de voitures de luxe sont en plein boom. Ferrari vise pour cette année un résultat opérationnel de 2,5 milliards d’euros et une marge opérationnelle de 30 %. La marque au cheval est suivie de près par Lamborghini qui espère une marge opérationnelle de 25 %. Petit rappel ; pour vous offrir une Ferrari comptez entre 350 000 et 450 000 euros. Mais vous pouvez toujours vous rabattre sur une Lamborghini, qui ne vous coûtera « que » 200 000 à 260 000 euros. Les ultra-riches n’ont pas des fins de mois difficiles !

L’Association pour les droits civils en Israël (Acri) et d’autres groupes de défense des droits humains ont demandé à la Haute Cour d’ordonner au gouvernement de fermer le camp de prisonniers de Sde Teiman (longtemps clandestin) en raison des graves violations des droits de l’homme dont ont été victimes des Palestiniens détenus dans cet établissement. Certains sont morts faute de soins, d’autres ont été violés et d’autres encore torturés et menottés ou contraints d’avoir les yeux bandés pendant de longues périodes. Plusieurs médias internationaux, dont CNN et le New York Times, ont fait état d’abus généralisés à l’encontre des détenus à Sde Teiman, notamment d’un recours extrême aux contraintes physiques, d’amputations dues à l’utilisation prolongée de menottes, de passages à tabac et d’une négligence des problèmes médicaux. Quant à l’Acri, elle a dénoncé après l’audience le fait que le centre était « un enfer dans lequel les droits humains sont systématiquement violés et dans lequel des crimes terribles sont commis ». Avec son culot habituel, le représentant du gouvernement a reconnu certains faits mais soutenu que ces traitements étaient légaux « en raison des besoins de sécurité du personnel pénitentiaire ». Bref, ce dernier torture et assassine les prisonniers en état de légitime défense. C’est le même argument qui est avancé pour justifier les massacres de Gaza.

Le ministre français des Affaires étrangères a condamné les propos du ministre israélien de l’Économie, Bezalel Smotrich, qui regrettait que l’opinion publique internationale empêche Israël d’affamer à mort la population gazaouie pour obtenir la libération des otages. Or le ministre en charge de ce domaine, Stéphane Séjourné, sait fort bien que Smotrich dit tout haut ce que la majorité de ses collègues, dont Netanyahou, pensent tout bas et ont même commencé à mettre en pratique. Mais toujours pas question de condamner clairement l’offensive génocidaire de l’armée israélienne à Gaza. Tout au plus le Quai d’Orsay a « appelé le gouvernement israélien à condamner fermement ces propos inacceptables ». Cause toujours ! Quand la diplomatie est synonyme d’hypocrisie.

Après les sabotages qui ont touché des câbles de la SNCF dans plusieurs départements, ce sont ceux en fibre optique se trouvant dans la fan zone du château de Vincennes, et permettant la diffusion des épreuves des Jeux olympiques, qui ont été sectionnés, deux jours de suite. Aussitôt, une enquête de police a été ouverte et une plainte déposée auprès du parquet de Paris. Sur les réseaux sociaux, les hypothèses sur l’identité des saboteurs et leurs donneurs d’ordre sont allées bon train. Action de déstabilisation téléguidée par Moscou, Pékin, voire Téhéran ? Actes malveillants de la fameuse « ultra-gauche » ? Tour le monde s’interrogeait gravement. Finalement des caméras de surveillance ont livré l’identité du coupable : il s’agissait simplement… d’une fouine qui avait boulotté les câbles. La plainte a été classée sans suite. Un peu vite peut-être, car rien ne prouve que le petit rongeur ne roulait pas pour Poutine ou pour les black blocs…

Lucie Castets, la candidate du Nouveau Front populaire pour le poste de Première ministre, profite de la trêve olympique pour faire parler d’elle. Elle a donné une interview exclusive au quotidien régional Sud Ouest où elle aborde les questions de programme. Interrogée sur l’abrogation de la réforme des retraites, l’augmentation du smic à 1 600 euros net et la remise en place de l’impôt sur la fortune elle répond : « Ce sont des cibles qui sont intangibles mais dont les modalités de mise en œuvre doivent être discutées. En particulier pour la hausse du smic à 1600 euros. » Si jamais elle arrive à Matignon, ce qui est malgré tout peu probable, les « modalités de mise en œuvre » pourront-elles prendre des mois, voire des années ? Elle se garde bien de le préciser.

La panne électrique survenue samedi matin dans un centre de données utilisé par l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) continue d’immobiliser ses messageries, une part de sa téléphonie et la plupart de ses applications internes. La consultation des dossiers médicaux ne pouvant être effectuée, il faut par exemple attendre les résultats des consultations médicales pour affecter les patients à leur chambre. Ce défaut de planification entraîne de la désorganisation, et surtout, donne à tous et toutes du travail supplémentaire à l’heure où c’est plutôt de baisse du temps de travail et d’augmentation des effectifs dont les soignants ont besoin. Le stress et les charges de travail nuisent gravement à la santé des patients et du personnel.

Le leader d’extrême droite Bezalel Smotrich défend sans ciller, dans une interview publiée dans le quotidien The Times of Israël, le fait d’affamer les Gazaouis. Il juge en effet « justifié et moral » de bloquer l’aide humanitaire distribuée aux habitants de la bande de Gaza, « jusqu’à ce que nos otages nous soient rendus ». Seul bémol selon lui : « La communauté internationale ne permettra pas que cela se produise. » Sans doute parce qu’elle est « antisémite » ? Ce psychopathe, qui prône un génocide à mots à peine couverts, n’est pas enfermé dans un hôpital psychiatrique, mais est ministre de l’Économie du gouvernement Netanyahou.