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Brèves

L’actualité en bref

Le nombre de caméras explose dans des milliers de communes. Un contrôle accru de la population qui engloutit un pognon de dingue : 67 000 euros pour une commune de 2 000 habitants ! Et qui ne règle rien, car ces dépenses rognent sur les services publics essentiels. Or, c’est cette dégradation et la misère qu’elle engendre qui est à l’origine de l’insécurité, des trafics et de la délinquance. Tant qu’à parler de surveillance, pourquoi ne pas filmer les délinquants en col blanc des conseils d’administration des grandes entreprises ?

Comme il fallait s’y attendre, les députés du centre, de droite et d’extrême droite ont validé l’article scélérat de la loi sur les fraudes fiscales et sociales qui permet une suspension des allocations chômage aux demandeurs d’emplois en cas de soupçons de fraude. L’article en question a été adopté par 30 députés contre 19. C’est-à-dire que seuls 49 députés étaient présents lors du débat alors que la Chambre en compte… 577. Soit un taux de présence de 8,5 %. Pour une fois que les députés de gauche auraient pu faire échouer (du moins provisoirement) une loi ouvertement anti-ouvrière, ils étaient aux abonnés absents. Cela relativise la prétendue importance de la lutte parlementaire dont la gauche réformiste, toutes tendances confondues, nous rebat les oreilles et fait un cheval de bataille.

Comme il fallait s’y attendre, les députés du centre, de droite et d’extrême droite ont validé l’article scélérat de la loi sur les fraudes fiscales et sociales qui permet une suspension des allocations chômage aux demandeurs d’emplois en cas de soupçons de fraude. L’article en question a été adopté par 30 députés contre 19. C’est-à-dire que seuls 49 députés étaient présents lors du débat alors que la Chambre en compte… 577. Soit un taux de présence de 8,5 %. Pour une fois que les députés de gauche auraient pu faire échouer (du moins provisoirement) une loi ouvertement anti-ouvrière, ils étaient aux abonnés absents. Cela relativise la prétendue importance de la lutte parlementaire dont la gauche réformiste, toutes tendances confondues, nous rebat les oreilles et fait un cheval de bataille.

Si les principales capitales européennes (notamment Paris, Londres et Berlin) se sont bien gardées de critiquer – et encore moins de condamner – les attaques israélo-américaines contre l’Iran, la palme dans ce domaine revient incontestablement à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Elle a condamné les « attaques injustifiables »… de l’Iran contre les bases américaines des Émirats arabes unis qui, selon elle, constituent « une violation flagrante de la souveraineté des Émirats arabes unis et une violation flagrante du droit international ». Quant à « la violation flagrante du droit international » commise par Israël et les États-Unis contre l’Iran, elle n’en a cure, tout comme Macron, Merz ou Starmer.

Les députés Paul Vannier (LFI) et Violette Spillebout (Ensemble pour la République) avaient élaboré un projet de loi visant à prévenir et à lutter contre les violences physiques, psychologiques et sexuelles commises sur des enfants en milieu scolaire et périscolaire, notamment dans les établissements privés sous contrat et les internats. Le texte signé par 142 députés issus de neuf groupes politiques différents, incluait la création d’un fonds national d’indemnisation et d’accompagnement, un contrôle renforcé du pédigrée du personnel et des bénévoles, ainsi que des contrôles étatiques plus stricts. Le texte n’a finalement pas été plus loin que la conférence des présidents qui l’a rejeté à la majorité. Sans surprise la droite, l’extrême droite, Horizons et le Modem de François Bayrou – pour lesquels il n’est pas question de toucher à l’enseignement catholique – ont voté contre. La gauche et les écologistes pour. Mais le texte a finalement été repoussé grâce à l’abstention de Gabriel Attal qui appartient pourtant au même groupe que Spillebout mais est à couteaux tirés avec elle. En outre il n’avait pas caché qu’il voulait profiter de l’occasion pour infliger un camouflet à LFI, via Vannier. Quant aux enfants victimes de violences scolaires… il s’en fout. Un certain nombre de collectifs (Association des victimes de Bétharram, collectif MeeTooEcole, Collectif des victimes des Lasalliens) ont dénoncé le rejet comme une « blessure de plus » pour les milliers de personnes concernées.

Lors d’une législative partielle, le Parti travailliste a perdu au profit des Verts son siège à la Chambre des communes dans la circonscription de Gorton and Denton, située au sud de Manchester. Une circonscription jugée jusqu’alors imprenable et dans l’escarcelle du Labour depuis plusieurs décennies. L’élection avait été déclenchée par la démission pour raisons de santé du député sortant, Andrew Gwynne. Mais le leader du parti, le Premier ministre Keir Starmer, s’était alors opposé à la candidature du maire travailliste du Grand Manchester, Andy Burnham, craignant que, s’il était élu, il représente un concurrent potentiel à son leadership au sein du groupe parlementaire. À cela il faut ajouter le mécontentement d’une partie croissante des classes populaires face à la politique anti-sociale du gouvernement, ses mesures anti-migrants, mais aussi ses positions pro-israéliennes dans une circonscription où 28 % de la population se déclare musulmane. Les Verts n’ont guère eu de mal à paraître plus à gauche en promettant notamment de taxer les riches et de refinancer le service national de Santé en crise depuis des années. Il faut ajouter que leur candidate, Hannah Spencer, a multiplié les déclarations de soutien à la Palestine. Elle l’a emporté avec 41 % des voix contre 29 % au candidat d’extrême droite du Reform Party et de 25 % pour le Labour qui a perdu près de la moitié de ses voix depuis la dernière législative. Ce qui laisse augurer une défaite probable des travaillistes aux élections locales de mai prochain alors que le Reform Party d’extrême droite continue de progresser dans tous les sondages.

Rachida Dati, candidate aux municipales à Paris, se présente comme une protectrice des enfants face aux agressions sexuelles dans le périscolaire parisien qui se sont invitées dans la campagne après plusieurs signalements à la justice. Elle accuse son adversaire socialiste d’être « responsable du recrutement de pédocriminels ». Pas moins. De plus, elle met en avant son action passée aux côtés de l’ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny. Mais, interrogé par Mediapart, ce dernier n’a aucun souvenir d’elle. Gênant ! En fait elle aurait, tout ou plus, effectué un stage de deux ou trois mois dans ce tribunal sans laisser une trace indélébile. Mais ce n’est ni la première, ni la dernière fois, que Dati enjolive son CV.

Le gouvernement pakistanais a déclaré la « guerre ouverte » aux autorités talibanes d’Afghanistan après une offensive afghane lancée la veille à sa frontière, qui a conduit Islamabad à bombarder notamment Kaboul en représailles. Les affrontements entre les deux pays sont réguliers depuis août 2021 et le retour des talibans au pouvoir. Le Pakistan les accuse notamment d’abriter des activistes armés – qui se dénomment eux-mêmes « les talibans pakistanais » – qui lancent des attaques sur son territoire. Les deux gouvernements profitent du conflit pour faire oublier à leurs populations la misère dans laquelle elles vivent et tenter de susciter une union sacrée. Mais, quel que soit le résultat de ces affrontements, à la fin, les grands perdants seront les masses populaires des deux pays.

Jean-Luc Mélenchon s’est attiré un nouveau procès en antisémitisme en brocardant, lors d’un meeting électoral tenu à Lyon, le nom de Jeffrey Epstein, le criminel sexuel new-yorkais, au centre d’un scandale qui éclabousse des responsables économiques et politiques du monde entier. Il a ironisé sur la prononciation anglaise du nom « Epstein » en déclarant : « Je voulais dire “Epstine” pardon, ça fait plus russe “Epstine”. Alors maintenant, vous direz Epstine au lieu d’Epstein, Frankenstine au lieu de Frankenstein » avant d’ajouter : « eh bien voilà, tout le monde comprend comment il faut faire », devant une salle hilare. Ce type de remarques lui a valu une avalanche de critiques, à droite surtout mais aussi à gauche. Et dans la foulée l’accusation d’antisémitisme a resurgi. Ce que lui et ses camarades de la LFI ont farouchement nié. Donc acte. Il n’empêche qu’ironiser sur le changement de la prononciation traditionnelle d’un nom se terminant par « stein », c’est tendre le bâton pour se faire battre. Et Mélenchon ne pouvait l’ignorer.