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Brèves

L’actualité en bref

Selon le journal La Tribune dimanche, « la Première ministre envisage de sanctionner les entreprises dont les grilles de salaires sont inférieures au smic ». Il n’y a plus qu’à… Rappelons que depuis la création du salaire minimum interprofessionnel garanti (smig) en 1950, devenu le salaire minimum de croissance (smic) 20 ans plus tard, pratiquement tous les gouvernements, de droite comme de gauche, ont promis d’agir pour qu’aucun salaire ne soit inférieur à ce minimum vital. Et tous y ont renoncé face à l’opposition du patronat. Aucune raison que Borne et son gouvernement agissent différemment. La seule façon de changer la donne, c’est la lutte…Selon La Tribune dimanche, « la Première ministre envisage de sanctionner les entreprises dont les grilles de salaires sont inférieures au smic ». Il n’y a plus qu’à… Rappelons que depuis la création du salaire minimum interprofessionnel garanti (smig) en 1950, devenu le salaire minimum de croissance (smic) 20 ans plus tard, pratiquement tous les gouvernements, de droite comme de gauche, ont promis d’agir pour qu’aucun salaire ne soit inférieur à ce minimum vital. Et tous y ont renoncé face à l’opposition du patronat. Aucune raison que Borne et son gouvernement agissent différemment. La seule façon de changer la donne, c’est la lutte…

Sur intervention des gendarmes, puis de la sous-préfète d’Oloron, Louis Labadot, le maire communiste de Mauléon-Licharre, a fait retirer du fronton de sa mairie le drapeau palestinien qui y flottait depuis plusieurs mois après le jumelage de la petite ville basque avec le camp de réfugiés de Balata, en Cisjordanie, contrôlé par le Fatah. Un drapeau qui n’avait pas de lien direct avec le conflit actuel qui ensanglante Israël et Gaza. La sous-préfecture a fait savoir que « la demande d’ôter le drapeau a été faite dans une logique d’apaisement et de neutralité de l’État dans le cadre d’événements internationaux et de prévention de trouble à l’ordre public ». Il faut une bonne dose d’hypocrisie pour parler de « neutralité de l’État » alors que Paris a toujours soutenu Israël contre les Palestiniens. Labadot a promis de remettre le drapeau en place dès que possible.

Déclaration de Gérald Darmanin sur BFMTV : « Oui, de temps en temps, les policiers et les gendarmes utilisent la violence légitime pour imposer des règles de droit. » Soyons sûrs que les blessés et les éborgnés seront soulagés d’apprendre de la bouche du ministre de l’Intérieur qu’ils ont été mutilés par « une violence légitime ». Quant aux morts ils n’auront plus la chance de se réjouir.

Le Conseil d’État vient d’ordonner au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, de rendre effective l’obligation faite aux forces de l’ordre de porter leur matricule d’identification en intervention de manière plus visible. Cet identifiant individuel est supposé rendre plus facile l’identification des policiers en cas de bavure, notamment lors de rassemblements ou d’attroupements. Mais la plupart des policiers ne le portent pas ou bien le dissimulent. Le Conseil donne douze mois au ministère de l’Intérieur pour se conformer à sa décision. Mais, comme d’habitude, le ministre pondra une note de service destinée à ses troupes qui sera superbement ignorée… jusqu’à la prochaine remontrance du Conseil d’État. De même, dans la foulée, la plus haute juridiction administrative a admis que les contrôles au faciès sur la voie publique par les forces de l’ordre existaient et constituaient « une pratique discriminatoire » mais s’est déclaré incompétent pour contraindre l’État à modifier sa « politique publique » en la matière. Tout va donc continuer comme avant.

À l’appel de l’intersyndicale locale, qui regroupe les principales organisations de salariés, une grève générale illimitée a été lancée lundi dans l’archipel pour protester notamment contre une situation critique où les habitants n’ont accès que deux jours par semaine à de l’eau, qui n’est, en outre, pas toujours potable. Les Mahorais et Mahoraises se plaignent aussi du manque de sécurité, de l’état lamentable de l’habitat, de la pauvreté endémique, du chômage, etc. Les membres du corps enseignant et les hospitaliers sont particulièrement actifs dans la grève qui devrait durer jusqu’à vendredi pour se joindre au mouvement national lancé par les syndicats de Métropole.

C’est le Qatar qui l’a annoncé. QatarEnergy et TotalEnergies ont signé deux accords d’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) en précisant que les livraisons débuteront en 2026 pour une durée de… 27 ans. Ces accords concerneront 3,5 millions de tonnes par an de GNL. La signature des contrats a eu lieu à Doha, la capitale de l’émirat, en présence du PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné. Avec lui les énergies fossiles ont donc encore de beaux jours devant elles. Nouvelle preuve que ce second quinquennat de Macron sera résolument écologique…

La préfecture de police de Paris a interdit pour un mois les distributions de vivres aux nécessiteux dans un quartier populaire de la capitale, estimant que les rassemblements favorisent la formation de campements de « migrants et de sans domicile fixe ». Cette mesure s’applique du 10 octobre au 10 novembre sur neuf artères des 10e et 19e arrondissements autour des stations de métro Stalingrad et Jaurès. Selon la préfecture de police, c’est dans cette zone « que ces distributions alimentaires engendrent, par leur caractère récurrent, une augmentation de la population bénéficiaire de ces opérations et qu’elles contribuent, en corollaire, à stimuler la formation de campements dans le secteur du boulevard de la Villette, où se retrouvent des migrants, des personnes droguées et des sans domicile fixe ». Une décision inacceptable qui va indéniablement frapper les plus démunis, ont protesté les associations qui leur viennent en aide. Comme l’explique Philippe Caro, responsable du collectif Solidarité Migrants Wilson, « on complique la vie des associations et des gens, sans jamais résoudre leurs problèmes. On va juste le déplacer, mais avec les Jeux olympiques qui arrivent, on sent que la pression monte et là les toxicomanes vont servir de prétexte pour virer tout le monde du nord de Paris ». Comme dirait la maire de Paris, Anne Hidalgo, ces JO seront exemplaires… sauf pour les pauvres.

Le chanteur juif pied-noir Enrico Macias était bien connu jusqu’alors pour sa défense inconditionnelle du sionisme en général et de l’État d’Israël en particulier. Il vient de franchir une nouvelle étape dans l’émission de Pascal Praud, L’Heure des Pros 2, sur CNews, en critiquant la position de La France insoumise vis-à-vis du Hamas. « Il faut les dégommer ces gens-là », a asséné le chanteur. « Politiquement ? » a demandé Pascal Praud. « Oui bien sûr… mais peut-être aussi physiquement » a répondu Macias. C’est ce qu’on appelle un appel au crime et une apologie du terrorisme que Darmanin, trop occupé à poursuivre celles et ceux qui soutiennent le peuple palestinien, oubliera sans doute de sanctionner.

Après Lyon, Marseille et d’autres villes, le rassemblement de soutien au peuple palestinien, qui devait avoir lieu ce jeudi à Paris, organisé notamment par le Collectif national pour une paix juste et durable en Palestine, l’Association France Palestine Solidarité, Capjpo-EuroPalestine, et d’autres collectifs et organisations politiques a été interdit. La préfecture de police met en avant le « risque de troubles à l’ordre public ». Rappelons qu’au cours des derniers jours, tous les rassemblements en ferveur d’Israël ont été autorisés, tant à Paris qu’en province, avec souvent le soutien officiel des autorités. C’est ce qu’on appelle « un ordre public » à géométrie variable.