Jugés pour délit de solidarité avec les migrants, et après avoir passé vingt mois en prison, des travailleurs humanitaires de l’ONG Terre d’asile ont été libérés par les autorités tunisiennes. Sherifa Riahi, ancienne directrice de l’ONG, et plusieurs de ses collègues étaient en prison depuis plus de 20 mois. Ils étaient accusés d’avoir « facilité l’entrée illégale et le séjour » de migrants dans le pays. Tout en les libérant, le tribunal a toutefois prononcé une peine de deux ans de prison avec sursis à l’encontre des accusés jusqu’ici placés en détention provisoire. Une affaire qui illustre une fois de plus la criminalisation des activités de soutien aux migrants. Et la Tunisie n’est qu’un cas parmi bien d’autres.