
L’année 2026 est à peine entamée et, déjà, les menaces s’amoncellent. Après avoir bombardé le Nigeria le 25 décembre, Trump a fait enlever le 3 janvier le président vénézuélien, Nicolás Maduro, pour mettre la main sur le pétrole du pays. Puis il a une nouvelle fois menacé de bombarder l’Iran. Il vise maintenant le Groenland et les richesses de son sous-sol, menaçant de nouvelles sanctions économiques les pays qui ne l’accepteraient pas. En réponse, les pays européens ont déployé quelques troupes au Groenland et s’interrogent pour riposter aux sanctions commerciales de Trump par des contre-sanctions.
Le message de violence de Trump contre les classes populaires…
Bruits de bottes, chantage, menaces… En attendant, les budgets militaires s’envolent, et, pour les financer, nos dirigeants veulent s’en prendre encore à la santé, l’éducation, à tout ce qui nous rend service : la guerre des matières premières est déclarée et, si elle ne s’accompagne pas dans l’immédiat d’une guerre généralisée, elle tue déjà en Ukraine ou en Afrique et se double d’une guerre contre les classes populaires.
Aux États-Unis, Trump déploie l’ICE – les flics de l’immigration, des bandes de nervis masqués, armés, qui traquent tous ceux dont ils ont décidé qu’il s’agissait de « migrants ». Des gens, y compris des femmes enceintes, ont été sortis de leur véhicule, jetés à terre et arrêtés. L’ICE se livre à de véritables kidnappings, y compris d’enfants, dans les écoles, les lieux de travail ou les restaurants. À Minneapolis, dans le Minnesota, un flic de l’ICE a abattu de trois balles dans la tête une femme, Renee Good, venue protester contre leurs agissements. Les dirigeants américains assument et osent l’accuser de terrorisme, alors même que la vidéo du meurtre a été vue des millions de fois et que tout le monde a pu entendre le flic assassin, connu pour ses opinions d’extrême droite, lâcher en la tuant : « P… de salope ! » Le message de Trump s’adresse à tous les travailleurs : personne n’est à l’abri de ses coups.
… un message qui vaut aussi ici !
Cela se passe aux États-Unis. Mais que dire, ici, de la façon dont les flics détruisent les tentes où s’abritent les réfugiés, brûlent leurs affaires, traquent en mer les migrants entassés dans des embarcations de fortune, empêchent les sauveteurs de les secourir ? Dans la nuit du 14 janvier, El Hacen Diarra, un travailleur mauritanien de 35 ans, est mort en garde à vue au commissariat du 20e arrondissement de Paris. Il avait été interpellé alors qu’il était tranquillement assis devant le foyer où il résidait : des vidéos montrent les flics le frapper violemment alors qu’il était à terre, dans son sang. Des centaines de personnes ont manifesté dimanche devant le commissariat. C’est une première réponse à cette violence policière raciste récurrente ici aussi, qui en appelle d’autres !
S’organiser pour que la peur change de camp !
Trump et les dirigeants des pays capitalistes se disputent les richesses de la planète, mais la véritable ligne de démarcation qu’ils sont tous en train de tracer est celle qui sépare les milliardaires, au nom desquels ils gouvernent, de nous tous. C’est à nous tous que les Trump, mais aussi les Macron, ont déclaré la guerre. Sauf qu’ils sont loin d’avoir gagné ! En déchaînant ses brutes dans le Minnesota, Trump a provoqué une réaction populaire : des milliers de personnes patrouillent pour pister les commandos de l’ICE, les mettre en échec et exiger leur départ. Et les exactions de Trump ont peut-être fini par créer les conditions d’une grève générale dans tout l’État : tous les travailleurs du Minnesota sont appelés à faire grève par leurs syndicats vendredi 23 janvier.
Aussi puissants qu’ils se croient, les grands de ce monde ne peuvent rien sans nous, car c’est nous qui faisons tout. Alors, il faut nous préparer à la riposte pour remettre les pendules à l’heure, pour que la peur change enfin de camp !
Éditoiral du NPA-Révolutionnaires du 19 janvier 2026