Auditionnée par la commission d’enquête sur l’audiovisuel de l’Assemblée nationale, Rachida Dati, la ministre de la Culture, a accusé des journalistes de Complément d’enquête, le magazine d’investigation de France 2, d’avoir proposé de rémunérer un de ses proches pour obtenir un témoignage à charge. Il faut dire que Dati n’a jamais digéré d’avoir fait l’objet, mi-décembre, d’un numéro de ce magazine intitulé Rachida Dati, la conquête à tout prix, qui dévoilait au grand jour les magouilles, financières et autres, dans laquelle elle est impliquée et qui lui valent d’ailleurs plusieurs poursuites judiciaires. Pressée par les membres de la commission de dévoiler le ou les noms des journalistes impliqués et d’autres preuves, elle s’y est refusée mettant en avant le fait qu’il s’agissait « d’échanges privés ». Alors pourquoi en avoir parlé publiquement ? Comme l’écrit avec humour un journaliste du Huffpost, elle a voulu « jeter un pavé dans la mare, sans dévoiler la nature du caillou ». Et le tout a fait plouf !