C’est Mediapart qui nous l’apprend. La Compagnie fruitière utilise dans ses bananeraies africaines, notamment en Côte d’Ivoire, des pesticides déversés par épandage aérien dont les résidus sont dangereux pour la santé humaine et interdits en Europe. Exemple de la Françafrique, cette société est le premier producteur de fruits de la zone Afrique‑Caraïbes‑Pacifique et traite environ 540 000 tonnes de bananes chaque année, dont 66 % proviennent de ses propres plantations. Elle emploie plus de 20 000 salariés. Depuis 2009, au Cameroun cette fois, la société et sa filiale locale ont fait l’objet de multiples accusations d’épandage de pesticides sans considération pour la santé des travailleurs et des riverains, de salaires de misère et d’expropriations abusives de terres. Mais elle continue comme si de rien était. À signaler l’hypocrisie de l’Union européenne qui interdit chez elle certains de ces pesticides mais autorise leur exportation vers l’Afrique.