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Décès d’une femme aux urgences : l’AP-HP « négligente » mais « non coupable »

Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), jugée pour « homicide involontaire » après la mort de Micheline Myrtil, 55 ans, aux urgences de l’hôpital Lariboisière, dans le 10e arrondissement, en 2018, tout en reconnaissant une « faute de négligence » de l’institution. La malheureuse avait été admise après une infection invasive à méningocoques. Placée dans une salle d’attente, où des brancards étaient disposés sur trois rangées, elle n’avait bénéficié qu’aucune surveillance. Ensuite elle avait été considérée comme ayant quitté l’établissement du fait d’une erreur d’identité. Et ces manquements successifs avaient abouti à son décès. Le parquet avait demandé la relaxe estimant qu’il n’existait pas de lien de causalité certain entre les défaillances du service et le décès. Il n’empêche que ce genre de défaillances se multiplient dans des établissements hospitaliers en surcharge avec un personnel constamment au bord de l’épuisement. Et depuis 2018 la situation ne s’est pas améliorée, loin de là…