Nos vies valent plus que leurs profits

Soutien à Olivia Zémor, présidente de l’association EuroPalestine, en procès à Paris le 26 février : non à la répression !

Le gouvernement français cherche à intimider les expressions de solidarité avec le peuple palestinien. Depuis plus de deux ans, des centaines de militants, de manifestants et de travailleurs ont été la cible de poursuites judiciaires, au nom de la répression d’une prétendue « apologie du terrorisme ». Et ce, alors même que la complicité du gouvernement français avec le régime génocidaire israélien se poursuit en toute impunité.

C’est dans ce cadre que la présidente d’EuroPalestine, Olivia Zémor, est convoquée le 26 février au tribunal judiciaire de Paris, après Jean-Paul Delescaut de la CGT Nord, Anasse Kazib de Révolution permanente ou Rima Hassan de la FI. Ces procédures s’ajoutent aux licenciements arbitraires visant des travailleurs, syndiqués ou non syndiqués, qui se sont exprimés pour la Palestine ou bien ont dénoncé les liens entre leur entreprise et l’armée israélienne, comme Timothée Esprit de Toray ou Alexandre de Pelico. Elles s’ajoutent aux nombreuses contraventions dressées contre des manifestants qui exerçaient leur droit à l’expression collective et aux poursuites totalement infondées pour organisation de rassemblements spontanés (sic) comme celles qui visent David Pijoan à Bordeaux.

L’activisme répressif policier et judiciaire contre la solidarité avec le peuple palestinien est soutenu par le gouvernement qui, d’un côté, tient à réaffirmer sa solidarité sans faille avec son allié israélien, État sous-traitant les basses œuvres de l’impérialisme américain au Moyen-Orient, et, de l’autre, voudrait tuer dans l’œuf tout ce qui s’oppose au climat de division raciste et permettrait d’unifier les colères ouvrières.

Ces dossiers montés de toutes pièces par des associations comme la Licra ou l’OJE, qui ne combattent pas l’antisémitisme comme elles le prétendent, mais font la promotion de la politique d’apartheid de l’État d’Israël, débouchent heureusement sur un certain nombre de non-lieux et de relaxes. La proposition de loi Yadan, soutenue par les macronistes, LR, le RN et une partie du PS, vise à réduire encore plus la liberté d’expression en encourageant plus de condamnations dans ce genre d’affaires.

Seules nos manifestations et nos luttes peuvent mettre un coup d’arrêt à cette répression. Le NPA-R exprime sa solidarité avec Olivia Zémor et appelle, avec d’autres associations et partis, à participer nombreux à un rassemblement de solidarité le 26 février de 12 à 13 heures, devant le tribunal de Paris de la porte de Clichy (Métro lignes 13 et 14, RER C).

NPA-Révolutionnaires, le 12 février 2026