Pressée de mettre en œuvre sa politique contre les migrants, l’administration Trump a conclu des accords avec une vingtaine de pays, afin de pouvoir les expulser vers ces pays qui ne sont pas les leurs. Elle invoque le fait que leur pays d’origine ne les aurait pas acceptés, en raison de leurs relations diplomatiques difficiles avec les États-Unis. L’admiration américaine ose prétendre qu’elle a reçu des assurances selon lesquelles les personnes expulsées seraient traitées dans le respect des droits humains, alors qu’elle sait très bien que ces migrants sont plupart du temps victimes de mauvais traitements. Un rapport publié, en novembre, par l’ONG Human Rights Watch indique que des dizaines de Vénézuéliens expulsés vers le Salvador, ont subi des actes de torture et de violences sexuelles dans un centre de détention. De son côté, le Parti démocrate, dans un récent rapport de la commission des affaires étrangères au Sénat, s’inquiète surtout du coût qu’il juge trop onéreux de ces accords d’expulsion, qui auraient couté plus de 30 millions de dollars « pour le retour d’un nombre relativement restreint de ressortissants de pays tiers ».