Le mois d’août 2026 a été le plus chaud jamais enregistré dans le monde. En France métropolitaine, de nombreux records ont été également battus : 74 départements sont concernés par le niveau maximum d’alerte à la sécheresse, et les feux de forêts ont brûlé plus de 1 000 km² depuis le début de l’année. Le phénomène El Niño dans l’océan Pacifique, d’une ampleur jamais vue, annonce une saison des ouragans en Amérique beaucoup plus intense.

Mais tout aussi inédits qu’ils soient, ces records ne devraient pas tenir très longtemps. Vagues de chaleur, inondations, sécheresses et tempêtes : tous les phénomènes météorologiques extrêmes sont amenés à devenir de plus en plus fréquents et violents.

On ne peut que constater que la catastrophe environnementale a déjà commencé. Oubliés, les discours rassurants qui promettaient, à la COP21 de Paris en 2015, que le réchauffement serait contenu à + 1,5 °C à la fin du siècle : les données récentes indiquent que ce seuil sera dépassé dès 2030. Les engagements pris n’ont pas été tenus. Le dérèglement climatique ne fera que s’aggraver, avec un impact très concret sur la vie partout sur la planète.

Un monde au climat déréglé, chaque mètre carré du globe contaminé par des polluants divers, l’extinction de la biodiversité à un rythme sans précédent : la bourgeoisie nous prépare un avenir apocalyptique, presque assumé par les discours des milliardaires et des gouvernements à leur service, qui justifient leurs choix par la compétition capitaliste et impérialiste avec les autres nations.

Deux problèmes se posent à l’humanité : atténuer le réchauffement climatique, c’est-à-dire le limiter en diminuant fortement les émissions de gaz à effet de serre, et s’adapter au changement climatique, en permettant aux populations de traverser les épisodes de chaleur, cyclones et autres inondations.

S’attaquer aux causes de la crise climatique, c’est lutter contre le capitalisme qui permet aux détenteurs du capital de produire comme ils l’entendent. Prendre des mesures d’urgence d’adaptation à la situation, c’est se battre pour les imposer et contrôler leur mise en œuvre. Dans les deux cas, ce sont les travailleurs qui détiennent les clés de ces combats.

Barnabé Avelin

 

 


 

 

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