Aucune mesure n’est prise par les pouvoirs publics pour totalement interdire les coupures d’électricité ou de gaz pour les personnes qui ont des difficultés à payer leurs factures d’énergie. Or ces coupures ne cessent d’augmenter. Selon le rapport 2026 sur le mal-logement, 1,2 million de coupures ou réductions de puissance d’électricité ou de gaz ont été effectuées en 2024, un chiffre en hausse pour la quatrième année consécutive. Si la loi interdit aux fournisseurs d’énergie de couper l’alimentation entre le 1ᵉʳ novembre et le 31 mars de l’année suivante, en dehors de cette trêve hivernale le nombre de familles touchées ne cesse d’augmenter. C’est pourquoi les associations et le médiateur national de l’énergie continuent de réclamer une interdiction totale de ces coupures et un service minimum d’énergie pour les personnes en difficulté financière. Jusqu’à présent en vain. Le gouvernement n’est pas pressé d’appliquer la directive européenne de 2024 qui impose aux États membres de garantir aux clients vulnérables une protection totale contre les interruptions et les diminutions de fourniture d’énergie. Les familles modestes attendront.