Remous dans le petit monde des formations centristes et du camp présidentiel. Le candidat investi par Renaissance et le Modem pour les élections municipales, Pierre-Édouard Cardinal, a annoncé son ralliement à l’ancien maire de la ville, Alain Carignon, qui tente à nouveau sa chance. Or, l’ancien premier édile collectionne les casseroles. Condamné à plusieurs reprises pour des faits de corruption (abus de biens sociaux, subornation de témoins, faux et usage de faux…) à partir du milieu des années 1990, il est le responsable politique de premier plan à avoir purgé la plus longue peine de prison, à savoir, 29 mois, entre sa détention provisoire en 1994 et sa libération anticipée en 1998. Alors qu’il était ministre de la Communication du gouvernement d’Édouard Balladur, il avait été reconnu coupable d’avoir échangé l’attribution du service de l’eau de la ville iséroise à une filiale de la Lyonnaise des eaux contre une série de bénéfices personnels, équivalents à 4,7 millions d’euros, dont un appartement à Paris. Le ralliement de Cardinal fait donc fortement tousser dans son propre camp, d’autant que Renaissance avait été créée en 2016 en promettant « une République exemplaire ». À Grenoble, c’est mal barré !