Narges Mohammadi, militante des droits humains et opposante farouche au régime des mollahs, est incarcérée depuis décembre dans la prison de Mashhad. Elle vient d’entamer une grève de la faim pour réclamer le droit de passer des appels téléphoniques, d’avoir accès à ses avocats et de recevoir des visites. La bénéficiaire du prix Nobel de la paix 2023 avait été arrêtée le 12 décembre avec d’autres militants, après avoir pris la parole lors d’une cérémonie en hommage à un avocat retrouvé mort dans des circonstances suspectes. L’ONG Amnesty International avait accusé alors les forces de sécurité d’avoir commis des actes de « torture et autres mauvais traitements » lors de son arrestation, notamment en la « passant violemment à tabac ». Elle avait déjà été arrêtée en novembre 2021 et emprisonnée jusqu’à sa remise en liberté provisoire pour des problèmes de santé fin 2024. Elle a donc passé plusieurs années derrière les barreaux, mais n’a jamais cessé de se battre pour les droits humains et la défense des femmes et des prisonniers politiques. Ses deux enfants, qui vivent à Paris avec son mari, ne l’ont pas revue depuis plus de dix ans. Liberté pour Mohammadi et tous les prisonniers politiques !