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Le Medef veut s’en prendre aux CDI, au Smic et aux CDD

Nouvelle offensive du patronat. Sa principale organisation, le Mouvement des entreprises de France (Medef), a proposé la création d’un nouveau type de CDI, « pouvant être rompu sans motif pendant les premières années », avec « une indemnisation croissante en lien avec l’ancienneté du salarié en cas de rupture ». Or le CDI est censé offrir une certaine sécurité de l’emploi, notamment en limitant les possibilités de rupture sans motif. C’est à cela que veut mettre fin le Medef. L’organisation patronale suggère également de regarder du côté du Smic, « qui peut parfois constituer un frein à l’emploi pour les primo-entrants ». Elle préconise en outre pour un « public cible » dans une « durée limite » et « potentiellement par la négociation collective », « d’adapter ce niveau de rémunération », dans une logique « d’incitation à l’embauche et d’adéquation entre le niveau de rémunération et les compétences de primo-entrants. » Ce qui signifie en langage clair que les nouveaux embauchés pourraient être payés en dessous du Smic. De plus, le syndicat patronal suggère d’abaisser, « en deçà d’un certain âge », la durée minimale des contrats à temps partiel, de supprimer les délais de carence entre deux CDD ou encore d’augmenter leur durée légale. Autant de mesures vues par la CGT comme une « déclaration de guerre aux jeunes et aux salariés ». Ce qu’elles sont effectivement.