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Palestine

Les autorités israéliennes utilisent l’accès à l’eau comme une « arme » contre la population gazaouie, en la privant de cette ressource essentielle dans le cadre d’une « campagne punitive collective », dénonce un rapport de Médecins sans frontières (MSF). Selon des données de l’ONU, de l’Union européenne et de la Banque mondiale, Israël a détruit ou endommagé près de 90 % des infrastructures d’eau et d’assainissement, notamment les usines de dessalement, les forages, les canalisations et les réseaux d’égouts. Dans le même temps, ses troupes ont bloqué de manière constante l’entrée des équipements liés à l’eau dans le territoire palestinien. En mars 2026, MSF fournissait plus de 5,3 millions de litres d’eau par jour, l’équivalent des besoins minimum de plus de 407 000 personnes, soit environ un habitant sur cinq. Mais les ordres de déplacement imposés par l’armée israélienne ont empêché ses équipes d’accéder à des zones où elles procuraient de l’eau à des centaines de milliers de personnes. En outre un tiers des demandes de l’ONG pour faire entrer des unités de dessalement, des pompes, du chlore et d’autres produits de traitement de l’eau, des réservoirs, des répulsifs anti-insectes ou des latrines « ont été refusées ou sont restées sans réponse ». Et de conclure : entre destruction d’infrastructures et obstacles à l’approvisionnement, « la privation délibérée d’eau infligée aux Palestiniens fait partie intégrante du génocide perpétré par Israël ».

Un rapport publié sous l’égide du Conseil norvégien pour les réfugiés montre que les colons et les soldats israéliens utilisent de plus en plus le harcèlement sexuel pour accélérer le nettoyage ethnique des Palestiniens. L’intérêt de ce document accablant, intitulé Violences sexuelles et déplacements forcés en Cisjordanie, n’est pas seulement de rappeler les effets de la colonisation et de l’occupation sur les populations palestiniennes mais aussi de mettre en lumière le type de violence, sexiste et sexuelle, opérée par les colons israéliens. À noter que ces derniers n’ont pas hésité à filmer « leurs exploits » et à poster ensuite des vidéos sur les réseaux sociaux. Une infamie de plus…

Si, au moins provisoirement, l’armée israélienne a suspendu les bombardements massifs au Liban, qui ont tué 2196 personnes, l’armée israélienne n’en continue pas moins la destruction systématique des habitations et infrastructures dans la zone qu’elle occupe dans le sud du pays. Selon des officiers, cités par le journal Haaretz : « Des dizaines d’engins de chantier, dont des excavatrices conduites par des entreprises privées, ont été acheminés dans la région. Certains ouvriers sont rémunérés en fonction du nombre de structures détruites. » L’objectif du gouvernement israélien est d’empêcher les 800 000 déplacés de revenir dans la région où ils vivaient, en la transformant en champ de ruines. Le ministre de la défense, Israél Katz a déclaré que « toutes les maisons des villages proches de la frontière israélienne seront démolies, selon le modèle de Rafah et de Beit Hanoun à Gaza », et que l’armée maintiendrait son contrôle jusqu’au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres à l’intérieur du Liban. Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, est allé encore plus loin en suggérant que le fleuve Litani devienne la nouvelle frontière nord d’Israël. L’objectif du grand Israël s’étendant sur l’ensemble de la Palestine et une partie des pays voisins demeure l’ambition de l’extrême droite israélienne.

Selon son avocat, Ben Marmarelli, le prisonnier palestinien Marwan Barghouti est victime depuis quelque temps d’une escalade d’abus dans les différentes prisons où il est détenu à l’isolement. En moins d’un mois, cette figure de la résistance palestinienne a été tabassée à trois reprises et agressée par un chien lâché par ses geôliers israéliens, sévices auxquels s’ajoute la privation de soins médicaux, d’eau et de nourriture. Incarcéré par Israël depuis 24 ans, l’ex-secrétaire général du Fatah en Cisjordanie avait été arrêté en avril 2002 et condamné en 2004 à cinq peines de prison à perpétuité. Barghouti reste une figure très populaire auprès de l’ensemble de la population palestinienne et c’est pourquoi son élargissement a toujours été refusé par l’occupant sioniste. Plus que jamais il faut demander sa libération.