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Palestine

L’Égypte construit un camp fermé et sécurisé dans le Sinaï pour accueillir les Palestiniens de Gaza fuyant la guerre, en cas d’offensive israélienne sur Rafah, soutient une ONG égyptienne, la Fondation du Sinaï pour les droits humains. Selon elle, et le quotidien américain le Wall Street Journal, ce camp se présenterait sous la forme d’un enclos fermé de 13 km2. Il pourrait contenir jusqu’à 100 000 personnes en cas d’exode massif. Le gouverneur du Nord-Sinaï, Mohamed Abdel Fadil Choucha, a démenti toute construction de ce type, mais l’ONG égyptienne a souligné que deux chefs d’entreprise locaux lui avaient confirmé avoir obtenu des contrats pour bâtir une zone fermée « entourée de murs de sept mètres de hauteur ». En outre, des images satellites montrent des engins de chantier construisant un mur après que le terrain ait été nivelé. Une façon comme une autre de rappeler que les Gazaouis qui échapperont au massacre ne seront pas les bienvenus en Égypte.

Alors que l’armée israélienne continue de massacrer les journalistes palestiniens (selon les sources entre 80 et 120 auraient perdu la vie à Gaza er en Cisjordanie), Reporters solidaires et l’ARIJ (Reporters arabes pour un journalisme d’investigation) organisent dimanche 18 février une manifestation de soutien en leur faveur. L’ARIJ utilise les fonds récoltés pour le remplacement des équipements (caméras, ordinateurs portables, téléphones…) de ses confrères, ainsi que pour leur procurer des produits de base : nourriture, vêtements, couvertures, etc. Cet évènement, qui se voudra tout à la fois solidaire, informatif et festif, se déroulera à l’espace « Le Hasard Ludique » dans le 18e arrondissement de 17 à 20 heures 30. Au programme : projections, discussions, poésie, musique, dabked (danse), expositions, etc. Entrée : 5 euros (en espèce uniquement).
Le Hasard Ludique, 128 avenue de Saint-Ouen. Métros : porte de Saint-Ouen et Guy Môquet.

Alors que les massacres continuent à Gaza, que le nombre de morts dépasse désormais les 28 000 et le nombre de blessés les 67 000, Benyamin Netanyahou a ordonné à l’armée israélienne de préparer une offensive à Rafah, à l’extrême sud de la bande de Gaza, où s’entassent plus de 1,3 million de déplacés dans des conditions déjà insoutenables. Face à cette violence aveugle, Washington a déploré « la riposte excessive » d’Israël, mettant en garde son allié contre « le risque d’un désastre ». Outre que le désastre est déjà bel et bien là depuis des semaines, « la riposte excessive » d’Israël ne serait pas possible si les États-Unis ne livraient pas chaque jour des tonnes et des tonnes d’armement à son allié sioniste pour lui permettre de perpétuer des crimes sans nombre. La pudeur hypocrite affichée de Biden à l’égard de ce qui se passe à Gaza ne peut dissimuler sa complicité active dans ce bain de sang.

Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, a estimé à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, que : d’une part, les violences des colons israéliens en Cisjordanie devaient cesser, d’autre part, qu’il était grave que des propos violents à l’égard des Palestiniens soient tenus par des responsables politiques israéliens, et enfin qu’il était favorable à un cessez-le-feu à Gaza et à une solution à deux États. Sans dire, à aucun moment, comment Paris comptait s’y prendre pour parvenir à ces résultats. Bref, des déclarations sans lendemain et sans portée réelle que Netanyahou a poliment écoutées mais qui ne changeront rien à sa politique raciste et meurtrière. Comme dit-on en hébreu : « Cause toujours, tu m’intéresses… » ?