
L’administration américaine s’est officiellement retirée de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la privant de milliards de dollars. Les classes populaires sont les plus touchées par cette décision bassement nationaliste.
Campagne de vaccination contre la poliomyélite en Somalie
Dès janvier 2025, Trump avait signé un décret pour que les États-Unis se retirent de l’OMS, amputant au passage le financement annuel de l’agence de plus d’un milliard de dollars. Il fallait attendre un an avant que l’annonce ne rentre en application, c’est chose faite depuis le 22 janvier dernier. Cette décision a déjà entraîné un vaste plan social au sein de l’OMS qui a réduit son budget de 30 % et licencié 1 241 employés sur 9 500 en 2025.
Le gouvernement américain a justifié cette décision par le fait que les États-Unis pourraient utiliser cet argent de meilleure manière et que la Chine ne contribuait pas suffisamment au budget de l’OMS. En réalité, l’administration Trump n’a jamais accepté que l’OMS la pousse à mettre en place des restrictions sanitaires lors de la pandémie de Covid-19 en 2020. Comme à chaque fois, le président américain punit ceux qui ne vont pas dans son sens, au mépris de la vie des classes populaires.
Les maladies ne connaissent pas les frontières
Car, parmi les programmes les plus affectés par le retrait américain, on trouve l’éradication de la poliomyélite, le maintien des services de santé et de nutrition et la vaccination, principalement en Afrique subsaharienne, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est. Une double peine pour des régions déjà ravagées par la prédation économique impérialiste et les guerres qu’elle entraîne.
Pourtant, s’il est une leçon à retenir de la dernière pandémie, c’est que les virus se moquent bien des barrières douanières ! Les classes populaires seront les premières victimes de ces décisions stupides. Seuls des programmes de prévention et de guérison planifiés à l’échelle mondiale seraient véritablement efficaces pour protéger l’ensemble de l’humanité des maladies. Mais Trump n’en a cure, seul le profit l’intéresse.
Simon Costes