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Brèves

L’actualité en bref

Dans une lettre publiée par le quotidien britannique The Gardian un groupe de 31 personnalités israéliennes de premier plan, appartenant au monde universitaire, artistique, intellectuel et politique appellent la communauté internationale à imposer des « sanctions paralysantes » à Israël, face à l’horreur croissante provoquée par la situation des Gazaouis. Elles accusent le gouvernement Netanyahou de « faire mourir de faim la population de Gaza et d’envisager le déplacement forcé de millions de Palestiniens de la bande de Gaza ». Si une telle prise de position est la bienvenue – et reflète à sa manière une prise de conscience d’une partie de la population israélienne et des communautés juives face au génocide en cours – elle arrive quand même bien tard venant de la part d’hommes et de femmes qui, par leur fonction ou leur milieu, étaient au courant depuis des mois de la politique criminelle menée par Israël dans le territoire palestinien. 

Selon une étude de l’institut privé de recherche ADP Research, à travers le monde 28 % des travailleurs âgés de 18 à 26 ans occupent plusieurs emplois, contre 10 % des salariés de 40 ans et plus. Ces chiffres s’appuient sur des réponses récoltées auprès de 38 000 salariés à travers 34 pays, dont 1 000 en France. Tous âges confondus, 23 % des personnes interrogées ont déclaré cumuler au moins deux emplois. « Au Moyen-Orient et en Afrique, le pourcentage grimpe à 34 % », précise l’étude. Parmi les personnes qui cumulent deux emplois ou plus, plus de la moitié déclarent vivre au jour le jour. Et 61 % des salariés avec trois emplois ou plus peinent à joindre les deux bouts. En conclusion , « travailler plus ne suffit pas aux salariés dans le monde à faire face au coût de la vie ». Et, pendant ce temps, on n’a jamais compté autant de milliardaires qui n’ont jamais été aussi riches.

Un projet de loi-cadre a été présenté en conseil des ministres visant à faciliter la restitution à leur pays d’origine de biens culturels spoliés pendant la colonisation. Cela concerne les biens acquis entre 1815 et 1972 dans des conditions jugées « illicites », telles que le vol, le pillage ou la cession obtenue par contrainte ou violence. Plusieurs milliers de ces biens, en général des objets d’art qui peuplent nos musées, sont réclamés depuis des années par des États africains ou autres. Mais au total seuls 27 ont été restitués jusqu’à présent, dont 26 au seul Bénin. Il faut dire que si le colonialisme français a pillé sans vergogne et sans état d’âme ses anciens colonies, aujourd’hui il se montre plus que réticent à rendre son butin en multipliant commissions d’experts, réunions de scientifiques etc. Et l’attitude ultra-scrupuleuse dont il fait preuve est malheureusement à sens unique.

Deux enseignantes, une professeure des écoles et une professeure de français langue étrangère dans un collège, ont refusé de se rendre à des convocations de la justice pour un « avertissement pénal probatoire », une procédure qui remplace le rappel à la loi mais suppose une reconnaissance préalable de culpabilité. Ce qu’elles refusent de faire. En effet, membres du collectif tourangeau « Pas d’enfant à la rue », elles sont accusées d’avoir aidé des familles sans abri à trouver un refuge provisoire dans des établissements scolaires. La première n’a pas répondu à sa convocation du 22 juillet dernier et la seconde ne se présentera pas le 28 août prochain pour une procédure identique. La solidarité est un droit, pas un délit.

La Commission européenne a annoncé que 18 pays avaient réclamé des prêts à hauteur de 127 milliards d’euros pour muscler leurs capacités de défense. La France, l’Espagne, l’Italie et la Pologne en font partie. Ces prêts s’effectueront dans le cadre du programme « Safe » (Sécurité) qui ambitionne de mobiliser jusqu’à 800 milliards d’euros pour, parait-il, réarmer le continent européen face à la menace russe. Mais en attendant que les tanks russes défilent sur les Champs-Élysées, ce sont des dizaines de milliards d’euros que les industriels de l’armement vont se partager, le tout pris, bien sûr, dans la poche du contribuable.

Si la menace de reconnaitre sur le papier un État palestinien n’effraie plus Netanyahou depuis bien longtemps, les leaders occidentaux rivalisent dans leur volonté de le faire en offusquant le moins possible l’État sioniste. Un exemple caricatural vient d’être donné par le Premier ministre travailliste, Keir Starmer. Il a déclaré : « Le Royaume-Uni reconnaîtra l’État de Palestine en septembre, avant l’Assemblée générale des Nations unies, à moins que le gouvernement israélien prenne des mesures substantielles pour mettre fin à la situation terrible à Gaza, accepte un cessez-le-feu, soit clair sur le fait qu’il n’y ait pas d’annexion de la Cisjordanie et s’engage dans un processus de paix sur le long terme qui mènera à une solution à deux États. » Bref si Netanyahou se montre raisonnable, arrête les massacres et la colonisation alors Londres s’abstiendra de reconnaître l’État de Palestine. On peut rêver. Mais c’est une façon comme une autre de laisser les mains libres aux dirigeants sionistes. Macron avait ouvert le bal en préconisant un État palestinien démilitarisé qui serait une proie facile pour Israël.

Selon le quotidien israélien Haaretz plusieurs groupes militants d’extrême droite ont organisé mercredi après-midi une marche en direction du territoire palestinien en scandant : « 20 ans après, on revient dans la bande de Gaza ». De plus des ministres et des députés de la coalition gouvernementale ont écrit au ministre de la Défense, Israël Katz, pour lui demander de leur permettre de visiter le périmètre nord de la bande de Gaza, afin d’y « explorer les possibilités de colonisation ». Parmi eux le ministre de l’Héritage, Amichay Eliyahu, qui avait été brièvement suspendu de son poste par Netanyahou pour avoir proposé publiquement de larguer une bombe atomique sur Gaza. Une sacrée bande d’humanistes !

La filiale française de la chaine américaine Claire’s, enseigne d’accessoires et de bijoux à petits prix, a été placée en redressement judiciaire. L’enseigne compte autour de 250 magasins et emploie 800 salariés. Le tribunal de commerce de Paris a ouvert une procédure de redressement judiciaire avec une période de redressement de six mois. Mais les représentants du personnel se disent pessimistes et craignent qu’à court terme l’ensemble des magasins soient fermés et les emplois supprimés.

Dans un contexte où les fermetures d’entreprises se multiplient, en particulier dans la distribution, il est indispensable que les travailleurs menacés de licenciement s’unissent et coordonnent leurs luttes.

L’ancien Premier ministre, Michel Barnier, a été officiellement investi par Les Républicains comme candidat à la législative partielle de la 2e circonscription de Paris, en compétition avec la ministre de la Culture, Rachida Dati, qui a confirmé sa candidature dissidente malgré cette décision. Cette circonscription devrait permettre à Dati de consolider ses chances en vue des élections à la mairie de Paris l’an prochain et à Barnier de l’utiliser comme rampe de lancement pour la présidentielle de 2027. Une bataille d’égo dans laquelle les électeurs sont de simples spectateurs.