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Brèves

L’actualité en bref

À l’heure actuelle, on estime qu’entre 400 000 et 470 00 enfants en situation de handicap sont scolarisés. En théorie, plusieurs solutions existent pour que ces élèves puissent bénéficier, comme tous leurs camarades, d’un accès à l’école dans de bonnes conditions. Qu’ils soient intégrés dans une école « ordinaire » et profitent d’aménagements et de l’aide d’une accompagnante d’élèves en situation de handicap, ou qu’ils suivent leur scolarité en institut spécialisé. Dans les faits, pourtant, de nombreux enfants se retrouvent sans solution adaptée, comme le rappelle l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei). L’association met en garde contre les « difficultés persistantes » auxquelles font face ces élèves. Sur son site Internet elle a dénombre 945 témoignages de parents désemparés, car sans solution d’apprentissage connectée aux besoins de leur enfant. En mars de l’an dernier, Emmanuel Macron avait promis de débloquer 400 millions d’euros d’ici 2030 pour l’accompagnement de ces enfants. Une promesse qui, comme celle de mettre un professeur devant chaque classe, n’engage que ceux qui y croient.

Plutôt que l’amitié entre les peuples, c’est de tout autres symboles olympiques dont sont friands les médias et les grandes entreprises sponsors. Pas une occasion n’est perdue pour en faire des tonnes sur le peuple-nation qui, au-delà de ses différences et de ses divergences, vibrerait à l’unisson autour de ses athlètes tricolores. Des élans nationalistes qui sont bien sûr du goût de Geoffroy Roux de Bézieux, ancien dirigeant du Medef… mais aussi du goût de Bernard Thibault, ancien dirigeant de la CGT et de Fabien Roussel (PCF), comme on peut le voir ci-dessous dans ce post Linkedin où on les voit poser tous les trois à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques. Un petit symbole de la proximité de la gauche politique et syndicale avec le patronat (Roux de Bézieux est au centre : normal, c’est lui le chef !).

L’armée russe peine à recruter pour sa guerre en Ukraine. C’est pourquoi elle offre une solde dix fois supérieure au salaire moyen et promet de verser à la famille des soldats tués une « prime de décès » équivalant à vingt ans de ce salaire moyen. Mais celle-ci n’est versée que si le mort est identifié, ce qui arrive dans deux tiers des cas. Le diable se niche dans les détails…

Depuis septembre dernier, les prix des fournitures scolaires n’auraient pratiquement pas augmenté ? Peut-être. Mais c’est oublier un peu vite que le matériel de base (cahiers, crayons, etc.) a augmenté de plus de 10 % entre 2021 et 2023, selon l’Insee. Les cantines ont aussi répercuté la moitié de la hausse des denrées alimentaires (+21 %) en augmentant leurs tarifs de 9,6 % en moyenne. Bref, l’école n’est « gratuite » que pour ceux pour qui gagnent assez pour considérer les frais de scolarité comme de l’argent de poche.

Demain lundi 12 millions d’élèves et 1 million de salariés vont retrouver le chemin de l’école. Seule certitude : la promesse de Macron de mettre un enseignant devant chaque classe ne sera toujours pas tenue, 3 200 postes n’ayant pas été pourvus après les derniers concours. D’où le risque de longue période sans cours pour les élèves en cas d’arrêt maladie de leur professeur. Quant au « choc des savoirs », annoncé pompeusement par le gouvernement, on ne connait pas vraiment ses conditions d’application. Les fameux « groupes de niveau », prévus en français et en mathématiques, pour les classes de sixième et cinquième, sont devenus des « groupes de besoins », même il s’agit toujours de répartir les élèves selon leurs résultats. Cependant la dernière circulaire de la ministre « démissionnaire » de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet, précise que ce dispositif « ne saurait aboutir à la constitution de groupes pérennes d’élèves en difficulté ni constituer une forme de tri scolaire »… À chacun, donc, de se débrouiller. Comme l’explique une enseignante de Seine-Saint-Denis : « Il y aura des établissements avec des groupes de niveau, d’autres avec peu ou pas de tels groupes, d’autres avec de “faux” groupes de niveau où, en réalité, toutes les classes seront mélangées dans des groupes hétérogènes… » Tout cela ajouté au manque de personnel – enseignant et autre –, aux locaux vétustes, aux classes surchargées et à l’épuisement des agents promet une rentrée chaotique. Sans attendre, les syndicats FSU-Snuipp, CGT Éduc’Action et SUD Éducation ont lancé un appel à la grève pour le 10 septembre et au boycott des évaluations standardisées obligatoires en primaire.

Importante opération de la gendarmerie à Saix, dans le Tarn, pour déloger les militants écologistes qui s’opposent à la construction de la future autoroute A69 entre Castres et Toulouse. Entre 200 et 300 gendarmes ont participé à l’opération pour détruire la ZAD (zone à défendre) de Cal’Arbre érigée par les opposants au projet dont certains étaient grimpés dans les arbres pour empêcher leur destruction. Pour parvenir à leur fin, les pandores ont utilisé hélicoptères et engins de chantier. On compte six blessés parmi les militants écologistes, dont un grave, et l’un d’eux a été interpellé. Cependant, les opposants ne baissent pas les bras et continuent de lutter contre un projet à la fois inutile et écocide.

Le 29 juillet dernier paraissait un décret, entré en vigueur le 1er octobre suivant, qui autorisait les propriétaires peu scrupuleux à louer des logements en sous-sol, avec un plafond d’au moins 1,80 mètre de haut, une largeur inférieure à deux mètres ou encore sans fenêtre. La clause permettant ce type de location avait été aussitôt baptisée « marchand de sommeil » par l’association Droit au logement. Cette dernière, ainsi que des associations de locataires, avaient attaqué le texte devant le Conseil d’État en soulignant qu’il avait été pris en catimini sans consulter notamment le Haut Conseil de la santé publique comme le prévoit la loi. Et la juridiction administrative leur a donné raison. À signaler que la complaisance de l’État à l’égard des marchands de sommeil va de pair avec son laxisme à l’égard des villes qui ne respectent pas la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain) qui les oblige à prévoir au moins 25 % de logements sociaux dans leur commune. Elles s’en tirent en payant une (modeste) amende chaque année. Les deux faces d’une même politique contre l’habitat populaire.

Dans ce territoire palestinien la polio avait été éradiquée il y a 25 ans. Elle vient de faire sa réapparition. Un premier cas a été récemment confirmé chez un enfant de dix mois. « Des équipes du ministère de la Santé, de l’Unrwa (l’agence de l’ONU pour les réfugiés) et des ONG ont débuté samedi la campagne de vaccination contre la polio », a déclaré le docteur Moussa Abed, directeur des premiers soins au sein du ministère local de la Santé. L’ONU a envoyé 1,2 million de doses du vaccin anti-polio. Le développement de la maladie est lié aux conditions de vie et d’hygiène effroyables dans lesquelles vit la population gazaouie qui s’ajoutent aux massacres perpétrés par l’armée israélienne. Le dernier bilan fait état de 40 691 morts, 94 060 blessés et des milliers de disparus.

Le vendredi 30 août était la date-butoir fixée aux 27 gouvernements de l’Union européenne par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen pour présenter leurs candidats aux postes de commissaires. Mais, contrairement à ses attentes, les États membres ne se sont pas pressés pour répondre à sa demande expresse de présenter deux noms, un homme et une femme, pour chaque poste à pourvoir. Car, à la seule exception de la Bulgarie, les gouvernements n’ont pas joué le jeu et n’ont proposé qu’un nom – la plupart du temps des hommes. Paris a montré le (mauvais) exemple en reconduisant Thierry Breton comme commissaire européen au Marché intérieur. La Commission sortante comptait 14 hommes pour 13 femmes. La nouvelle Commission risque de se trouver avec seulement un tiers de femmes. Un grand pas en arrière.