Le vendredi 30 août était la date-butoir fixée aux 27 gouvernements de l’Union européenne par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen pour présenter leurs candidats aux postes de commissaires. Mais, contrairement à ses attentes, les États membres ne se sont pas pressés pour répondre à sa demande expresse de présenter deux noms, un homme et une femme, pour chaque poste à pourvoir. Car, à la seule exception de la Bulgarie, les gouvernements n’ont pas joué le jeu et n’ont proposé qu’un nom – la plupart du temps des hommes. Paris a montré le (mauvais) exemple en reconduisant Thierry Breton comme commissaire européen au Marché intérieur. La Commission sortante comptait 14 hommes pour 13 femmes. La nouvelle Commission risque de se trouver avec seulement un tiers de femmes. Un grand pas en arrière.