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Brèves

L’actualité en bref

Le milliardaire américain Elon Musk, patron de Tesla, est bien connu pour ses remarques racistes, sexistes, homophones, transphobes et son soutien à Donald Trump. Il a tenu à commenter les émeutes racistes qui secouent le Royaume-Uni en mettant en cause « l’immigration de masse » et en prédisant « une guerre civile ». Il a également répondu par des points d’exclamation à un message de l’agitateur anti-musulman et néo-nazi Tommy Robinson critiquant les propos du Premier ministre travailliste Keir Starmer, qui avait qualifié les casseurs de « voyous ». Enfin il a critiqué Starmer qui promettait de « ne pas tolérer les attaques contre les mosquées et la communauté musulmane » par une question : « Ne devriez-vous pas vous préoccuper des attaques contre “toutes” les communautés ? », le terme de « toutes les communautés » se veut chez lui ironique et implique en fait la seule population blanche soi-disant agressée par l’immigration massive de gens de couleur. Un bien triste personnage.

Le régulateur de l’eau pour le pays de Galles et l’Angleterre, Ofwat, demande une amende record de 168 millions de livres (189 millions d’euros) contre trois compagnies des eaux, au premier rang desquelles Thames Water, qui dessert la région londonienne, pour avoir déversé massivement les rejets des égouts dans les rivières ou sur le littoral. Les autres compagnies visées sont Yorkshire Water et Northumbrian Water. Toutes les trois sont privatisées et détenues principalement par des fonds de pension. Plutôt que d’investir pour moderniser un système d’égouts archaïques, elles ont préféré polluer cours d’eau et plages par les effluents, mettant en danger la santé du public. Alors que le gouvernement envisage un coûteux sauvetage de ces entreprises avec, bien entendu, de l’argent public (selon le vieux principe « on privatise les bénéfices, on nationalise les pertes »), Greenpeace se réjouit « de voir ce secteur délinquant finalement payer le prix pour des années de pollution ». En outre, l’ONG écologiste ajoute qu’il est à présent « vital qu’Ofwat mette en place une interdiction des dividendes et des bonus chez ces pollueurs en série ». En système capitaliste, il ne faut pas rêver…

Le microcosme politique continue de bruire de noms sur le possible locataire de Matignon qui sera désigné par Macron. Après le président de la région des Hauts-de-France, le LR Xavier Bertrand et l’autre LR président du Sénat, Gérard Larcher, c’est au tour de Bernard Cazeneuve de tenir la corde. Cette candidature potentielle de l’ancien Premier ministre de François Hollande, en rupture de ban avec le Parti socialiste, enthousiasme le député Olivier Falorni, exclu du PS et qui a rejoint le Parti radical, qui le décrit comme « un homme d’État reconnu par la droite. Un homme de gauche reconnu par la gauche. Pour moi, Bernard Cazeneuve est l’homme qu’il faut pour gouverner la France et rassembler le pays ». Même Fabien Roussel, le dirigeant du PCF, tout en soutenant la candidature de Lucie Castets, haute fonctionnaire socialisante adoubée par le Nouveau Front populaire, considère que Cazeneuve et son micro-parti, La Convention, doivent faire partie du rassemblement de la gauche. En résumé, avec deux prétendants à droite, Bertrand et Larcher, et deux à gauche, Castets et Cazeneuve, Macron aura finalement le dernier mot pour choisir… ou ne pas choisir. Mais quel que soit le nom qui, au final, sortira du chapeau, les travailleurs n’auront rien à attendre du prochain gouvernement… sauf des coups.

C’est « Reporters sans frontières » (RSF) qui le dénonce. Le 28 juillet dernier, deux journalistes, Patricia Huchot-Boissier et Arnaud Vilette ont été incarcérés au commissariat de Saint-Denis pour le simple fait de couvrir une action du collectif critique de l’organisation des Jeux olympiques, Saccage 2024. Après dix heures de garde à vue dans une cellule de quatre mètres sur deux, ils ont été finalement libérés sans être poursuivis, car on ne pouvait rien leur reprocher. Comme un signe avant-coureur, la veille, les deux reporters avaient fait partie d’un groupe de journalistes français et internationaux « nassés » par les forces de l’ordre, durant environ une heure au centre de Paris, pendant que la police interpellait une cinquantaine de militants du collectif Extinction Rebellion, dont ils étaient venus relater la manifestation. Cela en dehors de toute légalité. Macron et Darmanin ne supportent pas de voir les journalistes rendre compte des actions de militants écolos ou autres qui écornent la belle image bien lisse des JO.

Le président Kaïs Saïed, 66 ans, au pouvoir depuis 2019, a présenté officiellement sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 6 octobre. Depuis son coup de force de juillet 2021, lorsqu’il avait, après plusieurs mois de blocage politique, limogé le Premier ministre et gelé le Parlement avant de le dissoudre, il a accaparé peu à peu tous les pouvoirs. À l’été 2022, il a fait adopter une nouvelle Constitution par référendum instituant un nouveau système de deux chambres aux pouvoirs très limités, faisant passer le pays d’un régime parlementaire à un système ultra-présidentialiste. Dans le même temps, il a lancé de violentes campagnes racistes contre les immigrés d’Afrique noire présents dans le pays, restreint les libertés démocratiques et jeté nombre de ses opposants en prison. La semaine dernière, une trentaine d’ONG dont la Ligue tunisienne des droits de l’homme, ont fustigé des « arrestations arbitraires » de candidats, une autorité électorale ayant « perdu son indépendance » et « une monopolisation de l’espace public » avec « l’utilisation des ressources de l’État pour favoriser un candidat au détriment des autres ». Ce que Saïed nie en bloc, affirmant que sa candidature s’inscrivait dans le cadre d’une « guerre de libération et d’autodétermination » visant à « établir une nouvelle république ». Ce ne sera pas le premier dictateur aux petits pieds à se prendre pour un « libérateur ».

La police sud-africaine a découvert 90 ressortissants éthiopiens sans papiers enfermés, confinés et entassés dans des pièces insalubres, retenus contre leur gré et dans des conditions inhumaines. Ils les ont emmenés dans un centre médical. C’est en recherchant un homme kidnappé plus tôt dans la semaine que la police a fait cette découverte. Malgré le fort ralentissement de la croissance économique, le pays le plus industrialisé d’Afrique continue d’attirer des migrants venus des quatre coins du continent, notamment du Zimbabwe voisin, mais également de la Corne de l’Afrique, du Malawi ou encore du Lesotho. Ils sont la proie de trafiquants qui les exploitent en les louant à des entreprises industrielles ou agricoles. Déjà en septembre dernier, 102 ressortissants étrangers sans papiers, la plupart éthiopiens et certains âgés d’à peine 10 ans, avaient été découverts dans une maison dans l’est de Johannesburg. Un trafic infâme qui ne concerne pas seulement les États-Unis ou l’Europe.

Les Bourses dégringolent partout dans le monde, alarmées par un ralentissement du marché de l’emploi américain qui fait craindre aux investisseurs une récession aux États-Unis. En Europe, elles sont en pleine débandade et particulièrement celle de Paris qui passe sous la barre des 4000 points. En Asie aussi la chute aussi est sévère. Au Japon, le Nikkei a dévissé de 12,4 %, son pire recul depuis le krach mondial de 1987. Pour expliquer ce recul, les experts avancent moult explications : le risque de récession aux États-Unis, où le chômage a bondi le mois dernier, les investissements risqués de nombre de grandes banques, la peur d’une extension du conflit israélo-palestinien en guerre régionale, etc. Mais en fait personne n’en sait trop rien. Le capitalisme mondial – et plus particulièrement le capitalisme financier – est hors de tout contrôle et peut, du jour au lendemain, passer de l’euphorie à la panique entrainant toute l’économie derrière lui et provoquant la ruine ou le chômage de dizaines de millions de personnes. Un système qu’il est grand temps de renverser et de remplacer par une société humaine, rationnelle et qui réponde aux besoins des gens, pas du Capital.

L’extrême droite continue d’organiser des manifestants violentes contre les migrants en général, et les musulmans en particulier, dans plusieurs villes du pays, s’en prenant aux mosquées et aux centres d’hébergement pour personnes sans-abri. De ce côté-ci de la Manche, la plupart des dirigeants de la gauche ont condamné ces émeutes de la haine. Par contre, du côté du camp présidentiel et de la droite, on se tait. Quant au Rassemblement national, il se montre plus que compréhensif à l’égard des émeutiers. Par exemple, le député RN Matthias Renault affirme : « On peut regretter la tournure de ce genre d’événements, mais la responsabilité politique est totale. L’immigration de masse, qu’elle ait une motivation économique ou sans-frontiériste, est un choix politique délétère, qui heurte et désorganise les peuples autochtones. » Les « peuples autochtones » ont bon dos lorsqu’il s’agit de justifier des émeutes fomentées de toutes pièces par une extrême droite qui ne cherche qu’à jeter de l’huile sur le feu.

Huit associations (dont Le collectif la Voie est libre, les Amis de la terre Midi-Pyrénées, Attac Tarn…) qui s’opposent à l’autoroute A69, entre Castres et Toulouse, viennent d’annoncer déposer plusieurs plaintes au pénal contre Atosca, le concessionnaire de l’ouvrage, et des élus locaux. La première, pour faux et usage de faux, trafic d’influence et prise illégale d’intérêt, vise le maire de Maurens-Scopont qui aurait usé de son influence pour faire modifier le tracé. La deuxième plainte concerne les destructions illégales d’arbres à Saïx. Enfin, une troisième porte sur un « risque aggravé, et caché par faux et usage de faux, du risque d’inondation » sur une portion de chantier sur la commune de Bannières. Toutes les communes concernées se trouvent dans le Tarn. Dans un communiqué les associations demandent à nouveau un moratoire sur le projet de l’A69 qui saccage la nature et l’environnement.