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Brèves

L’actualité en bref

Depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre, le parti d’extrême droite soutient la riposte sanglante de Netanyahou, participant même à la « marche de solidarité » avec Israël le 9 octobre… autorisée par le gouvernement ! Pas de « barrage républicain » quand il s’agit des intérêts des impérialistes au Moyen-Orient. Côté RN, il s’agit plus pour Bardella et Le Pen de lisser l’image du parti, repaire d’antisémites notoires, et d’apparaître comme « responsables », prêts à gouverner sans rupture avec la politique étrangère de l’État français.

Selon une enquête du quotidien Sud-Ouest, 90 % des étudiants vivraient sous le seuil de pauvreté, le coût des loyers ne leur laissant souvent qu’une certaine d’euros mensuels maximum pour se vêtir, se nourrir et se divertir. Pour juguler cette précarité, le syndicat Unef demande un revenu universel pour tous les étudiants. Une revendication appuyée dans le journal Le Monde par une tribune signée de 14 présidents d’université… mais rejetée par Macron. Ce dernier préconise, sans rire, de développer des études dans les villes moins chères, de faire baisser les prix des logements étudiants et… de créer des jobs étudiants adaptés aux études. Y’a plus qu’à. En attendant les étudiants et étudiantes continueront de s’enfoncer dans la misère.

Les opposants à la future autoroute A69 – qui doit relier Castres à Toulouse – avaient occupé en signe de protestation un groupe de maisons expropriées et inhabitées qui se trouvent sur le parcours. Pour les en déloger, le ministre de l’Intérieur a fait donner plusieurs centaines de gendarmes mobiles, en tenue anti-émeute et appuyés par deux véhicules blindés. Ils sont intervenus en utilisant grenades, gaz lacrymogènes, matraques, etc. Ce qui n’a pas empêché Darmanin de dénoncer les « violences inouïes et inacceptables »… de ceux qui ne faisaient que se défendre contre les pandores. Plus le mensonge est gros…

La 26e conférence internationale pour le climat qui s’était tenue à Glasgow, en Écosse, en 2021, avait vu 145 États s’engager à mettre fin à la déforestation et à la dégradation des terres d’ici à 2030. Eh bien c’est mal barré. Une vaste coalition d’ONG et d’organismes de recherche vient tout juste de publier un bilan qui montre que loin de régresser, la déforestation mondiale se poursuit. Elle a augmenté de 4 % en 2022 par rapport à 2021. Près de 6,6 millions d’hectares ont disparu, dont 4,1 millions d’hectares de forêts primaires tropicales, extrêmement précieuses pour le climat, la biodiversité et la régulation de différents cycles, tel celui de l’eau. Le capitalisme continue de saccager la planète.

La plateforme Mediflash est soupçonnée de travail dissimulé. En effet, elle a le même fonctionnement que des sociétés comme Uber ou Deliveroo, elle met en relation des soignants au statut d’auto-entrepreneur avec des structures qui ont besoin de renforts, en particulier dans les Ehpad. Largement subventionnée par l’État, cette entreprise fait par ailleurs miroiter des sommes d’argent bien supérieures à celles réellement versées (une différence de 50 % tout de même). Pour répondre aux besoins des structures de santé, rien ne sert de courir après le mirage de l’auto-entreprenariat, il n’y a qu’une seule solution : des augmentations de salaire d’au moins 400 euros et l’embauche massive de soignants.

Selon la police israélienne et différents autres témoignages, des membres de la minorité arabe d’Israël et des Palestiniens de Jérusalem-Est ont été licenciés, renvoyés de leurs universités ou interpellés pour des publications sur les réseaux sociaux exprimant leur solidarité avec la population gazaouie. Dalal Abu Amna, une neurologue qui exerce à Haïfa, s’était rendue dans un commissariat de la ville de Nazareth pour porter plainte après avoir reçu des centaines de messages de menaces de mort en anglais et en hébreu la visant elle et sa famille. Mais sur place elle a été arrêtée et menottée pour un commentaire sur Facebook favorable aux Palestiniens. La police israélienne a expliqué dans un communiqué l’avoir interpellée pour « incitation à la violence » et « comportement susceptible de troubler l’ordre public ». La même police a annoncé avoir « appréhendé 76 individus » à Jérusalem-Est, notamment pour « soutien à des organisations terroristes » sur les réseaux sociaux. Parmi eux un avocat, un cuisinier licencié d’un restaurant israélien ou encore un imam. Des avocats ont signalé la détention d’un jeune homme pendant cinq jours pour avoir partagé des photos d’enfants gazaouis accompagnées de la mention « Mon cœur est avec vous ». Un hôpital de Petah Tekva a confirmé le licenciement d’un médecin pour un message « soutenant le terrorisme », et une enseignante arabe a été renvoyée d’une école de Tibériade selon un groupe d’avocats. « Si elle veut enseigner, qu’elle le fasse à Gaza », a déclaré le maire par intérim de la ville, Boaz Youssef. De son côté, Jaafar Farah, directeur de l’association des droits humains Mousawat (égalité), chiffre à 200 étudiants et 150 salariés le nombre de personnes arabes victimes d’un tel traitement depuis le début de la guerre.

Au moins 17 employés de l’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre a indiqué son responsable, Philippe Lazzarini. Et d’ajouter : « J’insiste sur le fait que depuis le déclenchement de la guerre le 7 octobre, l’Agence a régulièrement fourni à toutes les parties concernées la géolocalisation de toutes ses infrastructures dans la bande de Gaza. Néanmoins, au moins 35 bâtiments ont été touchés jusqu’à présent, certains par des frappes directes. » Il souligne enfin que les installations de son agence sont désormais surpeuplées avec 500 000 personnes qui y ont trouvé refuge. Ce qui n’empêche pas l’armée israélienne de les bombarder.

Le chirurgien anglo-palestinien Ghassan Abu-Sittah a fait part sur les réseaux sociaux des conditions déplorables dans lesquelles sont soignés les blessés des bombardements de l’État hébreu. D’ordinaire basé à Londres, ce chirurgien plasticien a fait le choix de partir pour Gaza afin d’apporter son aide. Et il s’est servi de sa visibilité en Occident pour raconter les conditions dans lesquelles il doit soigner ses patients de l’hôpital Al-Shifa, le plus grand et le mieux équipé des centres hospitaliers du territoire gazaoui. « Vinaigre du magasin du coin pour traiter les infections bactériennes de type pseudomonas sur des plaies. Voilà où nous en sommes », a-t-il sobrement écrit sur X. Son message est accompagné d’une photo de la fameuse bouteille de vinaigre servant à désinfecter les plaies. Il était déjà venu prêter main forte aux Palestiniens plusieurs fois depuis la fin des années 1980 mais cette fois-ci il assure qu’il restera jusqu’au cessez-le-feu. Entre le manque de matériel, de médicaments et de personnel, il reconnaît que l’hôpital est au bord de la rupture et que les blessés ne peuvent pas être soignés avec le matériel nécessaire et contractent donc de nouvelles infections qui se répandent rapidement. Et il poursuit : « On a plus de 200 patients qui ont besoin d’être opérés et qui n’ont pas pu l’être parce que, quand ils sont arrivés, il y avait déjà des patients qui étaient blessés. »

Le président du parti Les Républicains et député des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, a envoyé une lettre ouverte à Emmanuel Macron dans laquelle il lui demande de dénoncer la convention fiscale signée avec le Qatar pour faciliter les investissements de l’Émirat dans l’Hexagone. Cette convention a été modifiée en 2008 et exonère l’État qatari et ses fonds souverains de tous les impôts sur les plus-values immobilières qu’ils réalisent dans le pays. Or, selon Ciotti, cette dénonciation permettrait de punir le Qatar qui est le principal bailleur de fonds du Hamas. Mais qui a accordé un tel privilège à cet émirat gazier et pétrolier ? Un certain Nicolas Sarkozy, qui était alors président de la République, et son Premier ministre, François Fillon, deux figures en vue des Républicains, la formation politique de Ciotti. Qui a la mémoire courte…