Nos vies valent plus que leurs profits

Union européenne : les grands patrons en veulent toujours plus

1 141 dirigeants de grandes entreprises (Engie, Michelin, Air France, Bouygues, Sanofi…) ont signé une tribune du vice-président de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, en faveur de la « préférence européenne » dans les aides et les marchés publics. Elle est parue dans Les Échos en France, Handelsblatt en Allemagne, El Mundo en Espagne et Corriere della Sera en Italie. Cette préférence européenne reposerait sur un principe : « Chaque fois que l’argent public européen est utilisé, celui-ci doit contribuer à la production et aux emplois européens de qualité. » Et de préciser : « Qu’il s’agisse d’un marché public, d’une aide d’État ou de toute autre forme de soutien financier, l’entreprise bénéficiaire devra produire une partie substantielle de sa production sur le sol européen. » Ces patrons sont des partisans acharnés d’un libre-échange débridé lorsque cela les arrange mais d’un protectionnisme européen et national dans tous les autres cas. Et la « préférence européenne » ne les empêchera nullement, en cas de besoin, de licencier à tour de bras leurs salariés européens… comme les autres. Européen ou pas, un patron reste un patron.