
Mardi 5 mai s’est tenue une grève à l’appel de l’assemblée générale de l’éducation à Grenoble ! Cette date fêtait l’anniversaire de la lutte des écoles du quartier de la Villeneuve à Grenoble, qui s’étaient mises en grève et mobilisées pour plus de moyens l’année dernière.
Une initiative minoritaire mais salutaire pour discuter des attaques sur les services essentiels.
Faire discuter et se coordonner les secteurs attaqués par l’austérité
Une cinquantaine de grévistes étaient réunis le matin en assemblée générale pour discuter des attaques sur le secteur : manque d’AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap), de remplaçants, dispositifs qui ne répondent pas aux besoins, comme le dispositif « Respire » qui extrait les élèves dits « difficiles » des classes au lieu de réduire les effectifs…
À Grenoble, ce sont 16 classes qui sont fermées dans le primaire, tandis que 4000 postes vont être supprimés à l’échelle nationale. Dans le secondaire, ils suppriment des heures qui permettaient d’accompagner les élèves en effectif réduit, quand ce ne sont pas des divisions qui ferment, surchargeant les autres classes.
Une délégation de l’AG du travail social en lutte de Grenoble, des travailleurs de la mairie, ainsi que des étudiants étaient également présents à cette assemblée générale pour discuter des liens entre toutes ces attaques et de comment faire front ensemble.
« Du pognon pour l’éducation, pas pour les canons ! »
L’après-midi, environ 200 personnes se sont rassemblées pour manifester à Grenoble. En plus de dénoncer des conditions de travail et d’accueil des élèves qui se dégradent d’année en année dans l’éducation, des travailleurs sociaux et des étudiants ont pris la parole pour dénoncer les attaques contre l’accompagnement des jeunes ainsi que celles visant les frais d’inscription à l’université.
Face à ces attaques sur les services essentiels, et tandis que les budgets militaires explosent, il faut regrouper les luttes et les amplifier !
Une prochaine assemblée générale aura lieu le 20 mai à Grenoble pour discuter des suites du mouvement !
Correspondant