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Palestine

Des bateaux d’une nouvelle flottille internationale humanitaire ont été interceptés par la marine de guerre israélienne dans les eaux internationales, à quelque 220 kilomètres des côtes de Gaza. Un troisième acte de piratage en quelques mois dans l’indifférence des gouvernements occidentaux, en fait complices depuis le début du massacre des Gazaouis. Dans le même temps des participants suisses de la flottille précédente, de retour dans la Confédération helvétique, ont dénoncé des traitements inhumains et des abus lors de leur détention à la prison de Ktzi’ot, dans le désert du Néguev. Ils affirment avoir été victimes de « tortures et d’exactions » et ont également mentionné des problèmes d’hygiène, d’accès à la nourriture et à l’eau potable. De son côté l’organisation Waves of Freedom (Vagues de la liberté) a réitéré ses accusations contre le gouvernement israélien, dénonçant des détentions « illégales » et des traitements « cruels, inhumains et dégradants ». Venant de la clique Netanyahou cela ne peut étonner…

Le journaliste du Monde Luc Bronner a pu entrer dans Gaza-ville, lors d’un déplacement organisé et encadré par l’armée israélienne. Trois heures dans l’horreur d’une « ville anéantie et vidée de sa population ». Il témoigne : « Les destructions paraissent irréelles tant elles sont absolues et systématiques. » Ce qu’il a vu corrobore les estimations de l’ONU : plus des trois-quart des immeubles et des routes sont détruits ou endommagés, 88 % des commerces et des entreprises. 97 % des cultures arboricoles ont été perdues depuis 2023. Les troupeaux d’animaux sont décimés. « Ce qui ne se voit pas dit la disparition de la population palestinienne déplacée de force, sous le feu de l’armée. » Depuis le début de la guerre, plus de 66 000 Palestiniens ont été tués, 170 000 blessés dont beaucoup d’enfants. 800 000 personnes ont dû quitter Gaza-ville pour se réfugier dans des zones insalubres et surpeuplées au sud de l’enclave. Le gouvernement israélien empêche l’aide humanitaire et provoque une famine généralisée. Gaza est désormais invivable. Ce que commet le gouvernement israélien, c’est l’anéantissement d’une ville et la destruction d’un peuple. Mobilisons-nous pour stopper ce génocide !

L’arraisonnement par la marine israélienne de la seconde flottille humanitaire et l’emprisonnement des 400 militants pro-palestiniens qui se trouvaient à bord ne découragent par le Comité international pour la rupture du blocus de Gaza. Il vient d’annoncer que deux navires supplémentaires, le Ghassan Kanafani et l’Al-Awda, ont rejoint neuf autres bateaux de la nouvelle flottille. Ce qui porte à onze le nombre de navires, avec à leurs bords 170 personnes. Après avoir dépassé la Crête les bateaux se trouvent au large des côtes égyptiennes. Et les humanitaires ont bien l’intention d’aller jusqu’au bout malgré les menaces des autorités israéliennes.

L’arraisonnement de la flottille humanitaire Global Sumud, de ses 45 bateaux et de plus de 400 militants pro-palestiniens par la marine de guerre israélienne a provoqué une réaction faux cul d’Emmanuel Macron. Ce dernier a demandé aux autorités israéliennes de « respecter » le droit international concernant la flottille, alors même que son interception était un acte de piraterie caractérisé, une violation flagrante du droit de la mer. Mais de cela, Macron ne souffle mot pour ménager Netanyahou. De leur côté les avocats de 35 Français qui avaient embarqué à bord de la flottille ont annoncé vouloir porter plainte pour « détention arbitraire ». Dans le même temps ils ont dénoncé l’inaction des autorités françaises. Une inaction qui ressemble fort à une complicité.

Les bateaux de la flottille de la liberté (Global Sumud), chargés d’aide humanitaire et qui tentaient de briser le blocus maritime de la bande de Gaza, ont été interceptés par la marine israélienne au large des côtes égyptiennes et gazaouies, dans les eaux internationales. Encore une fois Israël viole en toute impunité toutes les législations et conventions internationales. L’exemple à suivre vient d’Italie où les syndicats ont appelé à une grève générale pour protester contre cet acte de piraterie. Des manifestations de protestation ont eu lieu le jour même dans d’autres pays du monde, comme en Espagne à Madrid, Barcelone, Séville, Valence et autres villes. Ces démonstrations de soutien au peuple palestinien doivent continuer et s’amplifier.