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Brèves

L’actualité en bref

Microsoft a décidé de bloquer temporairement les e-mails de ses salariés qui contiennent des mots comme « Palestine », « Gaza » ou « génocide ». Cela fait suite à un mouvement de protestation qui se développe parmi ses collaborateurs qui protestent contre les liens qu’entretient l’entreprise avec l’armée israélienne. Cette dernière s’appuie grandement sur la technologie que lui fournit la multinationale, comme son intelligence artificielle ou encore Microsoft Azure, une plateforme de cloud, pour mener des frappes meurtrières et surveiller la population gazaouie. Un partenariat que certains des employés de Microsoft considèrent comme « une complicité de génocide ». Ils ont donc créé un collectif No Azure for Apartheid (Pas d’Azure pour l’apartheid) qui regroupe d’anciens et actuels employés de la société et qui est bien décidé à se battre pour faire cesser cette collaboration.

Pour faire face à la pénurie de profs, notamment en français, l’académie de Dijon a trouvé un moyen original. Elle propose à tous les enseignants une visio pour préparer une certification qui leur permettrait d’enseigner le français en plus de la discipline dans laquelle ils ont été formés. Le courrier accompagnant le lien de la visio précise que le but est « de trouver de nouvelles solutions pour assurer l’enseignement du français dans les classes de collège et de lycée de l’académie ». Combler la pénurie de profs en proposant des heures supp à des profs déjà en surcharge, dans une discipline qui n’est pas la leur : en voilà une bonne idée !

Dans le sillage de la Journée mondiale contre l’homophobie, célébrée le 17 mai dernier, la Ligue de football professionnel organise depuis plusieurs années une journée contre l’homophobie dans le football. À cette occasion ; les joueurs de Ligue 1 et Ligue 2 portent un maillot avec le mot « homophobie » barré en rouge, et les arbitres, entraîneurs et délégués arborent des brassards aux couleurs de l’arc-en-ciel, symbole de la lutte contre l’homophobie. En outre, des animations sur ce thème sont organisées dans les stades lors des matchs. Initiatives louables qui semblent cependant avoir peu d’impact. Cette saison la Ligue a distribué 107 amendes à des joueurs, à leurs entraineurs ou à leurs supporters pour « expressions orales et banderoles à caractère discriminatoire et insultant », la plupart homophobes ou sexistes. Ce qui représente le double de la saison précédente. De plus, cette année, quatre joueurs ont manifesté leur opposition à cette initiative, soit en refusant de jouer, soit en cachant sur leur maillot le logo anti-homophobe avec du sparadrap, soit en proférant des insultes… homophobes. La fin de l’homophobie dans le foot n’est pas pour demain.

C’est le collectif Les Morts de la rue qui le précise. L’an dernier, 855 SDF sont morts faute d’abris adéquats. Et pas de vieillesse puisqu’ils avaient en moyenne 48 ans. Comme l’indique le Collectif : « Ces personnes sont mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu’un parking, une cage d’escalier, une cabane de chantier ou dans le métro. » Un sur cinq a connu une mort violente due à une agression ou à un accident. En juillet 2017, Macron avait promis que personne ne serait plus à la rue à la fin de cette année-là. Neuf ans plus tard, on en est loin puisqu’on estime à 350 000 les personnes sans abri ou vivant dans des conditions précaires. Alors même qu’il y a des millions de logements libres et vacants. Mais pas question pour nos gouvernants de toucher à la sacro-sainte propriété privée…

Emmanuel Macron, à la manœuvre avec Bruno Retailleau, a présidé un Conseil de défense et de sécurité nationale consacré à « l’entrisme » des Frères musulmans dans la société. Cette supposée menace toucherait, selon le rapport officiel publié à cette occasion, « 7 % des 2800 lieux de culte musulman répertoriés ». Ce qui n’empêche pas Retailleau d’affirmer sans rire, et en reprenant le vocabulaire de l’extrême droite, que cela constitue « une menace très claire vis-à-vis de la République, une menace sur la cohésion nationale » voire « de submersion dont l’objectif ultime est de faire basculer toute la société française dans la charia ». Pour ne pas être en reste, Gabriel Attal, chef du parti macroniste Renaissance, a affirmé de son côté que sa formation allait défendre l’interdiction du port du voile dans les lieux publics pour les mineures de moins de 15 ans. Taper un jour sur les immigrés, le lendemain sur les musulmans et le surlendemain sur les deux est devenu une pratique courante de la droite qui pique désormais sans vergogne les idées nauséabondes des Le Pen, Bardella et autre Zemmour.

Une femme et un enfant sont décédés au large de Calais dans la nuit de mardi à mercredi en tentant de traverser la Manche clandestinement. Ils étaient à bord d’un canot clandestin transportant 85 personnes qui s’est retrouvé en difficulté. Dix autres passagers ont été pris en charge par les secours et l’embarcation a ensuite continué sa route vers les côtes anglaises. Au moins 15 personnes sont mortes dans les mêmes conditions depuis le début de l’année et 78 en 2024. Pour arrêter ce décompte macabre il faut ouvrir les frontières sans condition à tous les migrants.

Une quinzaine d’associations européennes de consommateurs, dont l’UFC-Que choisir et la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV) pour la France, ont demandé à la Commission européenne de lancer une enquête sur la politique de facturation des bagages à main de sept compagnies aériennes à bas coût. Easyjet, Norvegian, Ryanair, Transavia, Volotea, Vueling et Wizzair « facturent des frais indus aux consommateurs », dénonce dans un communiqué l’UFC-Que choisir. Et ces sept compagnies imposent des frais pour des bagages à main de taille raisonnable mais qu’elles considèrent comme « de grande taille » : 36 euros pour Ryanair, près de 43 euros pour EasyJet, voire jusqu’à 280 euros pour Vueling. Chaque compagnie fixe non seulement le montant des amendes à payer mais également la taille des bagages acceptés. Un véritable racket. Reste à savoir l’efficacité d’une telle action juridique. Dans le passé, des amendes importantes ont été infligées à plusieurs compagnies espagnoles pour facturation abusive, mais malgré tout ces pratiques ont persisté. Business is business.

C’est le site Capjpo-Europalestine qui nous l’apprend. Sept chercheurs renommés pour leurs travaux sur les génocides – venant d’Israël, des Pays-Bas, des États-Unis, du Royaume-Uni, d’Australie, de Croatie et du Canada – ont été interrogés par le quotidien néerlandais NRC Handelsblad qui leur a demandé si les actions israéliennes contre le peuple palestinien constituaient bien un génocide. Et tous sont unanimes pour qualifier ce massacre comme tel. Le chercheur israélien Raz Segal a notamment déclaré : « Puis-je citer quelqu’un dont je respecte le travail et qui ne pense pas qu’il s’agisse d’un génocide ? Non, il n’existe aucun contre-argument prenant en compte toutes les preuves. » Interrogé récemment sur cette question, Macron avait botté en touche en refusant de se prononcer. C’est être à la fois faux-cul et… complice.

Le procès du chirurgien Joël Le Scouarnec, accusé de viols et d’agressions sexuelles sur 299 victimes, en grande majorité mineures, se poursuit devant la cour criminelle du Morbihan. Un procès qui a mis en lumière que dans le milieu médical beaucoup de monde avait couvert le médecin pédophile malgré le fait qu’il avait été condamné en 2005 pour possession d’images pédopornographiques. Au courant de sa condamnation, l’Ordre des médecins du Finistère, la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales du même département et l’Agence régionale de santé de Bretagne n’avaient pas bougé le petit doigt lorsque Le Scouarnec avait été titularisé l’année suivante à la tête du service de chirurgie de l’hôpital de Quimperlé (Finistère) où il avait continué ses activités prédatrices. Un procès qui révèle l’esprit de caste, l’entre-soi et l’omerta qui règnent dans une partie du milieu médical et qui peuvent conduire à couvrir des comportements criminels.