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Brèves

L’actualité en bref

Pour la deuxième fois en deux jours des milliers de manifestants se sont rassemblés devant le parlement israélien à Jérusalem pour demander la démission du Premier ministre. Ces manifestations, particulièrement véhémentes, ont notamment été marquées par des affrontements avec les forces de l’ordre. Les organisateurs ont prévenu qu’ils descendraient dans la rue à Jérusalem tous les soirs les prochains jours pour demander notamment la démission de Netanyahou, le retour des otages et la paix. Si l’immense majorité des manifestants reprochent à Netanyahou sa fuite en avant guerrière à Gaza et le fait qu’il s’accroche au pouvoir pour tenter d’échapper aux poursuites judiciaires dont il est l’objet, seule une minorité fait le lien entre la situation politique actuelle et l’oppression que subit le peuple palestinien depuis 75 ans. Or tant que perdurer cette oppression nationale, il n’y aura pas de paix possible pour le peuple israélien.

Les soldats israéliens se sont retirés du complexe hospitalier d’al-Chifa à Gaza-ville après deux semaines d’opérations, laissant derrière eux d’immenses destructions et de nombreux cadavres. L’armée israélienne a affirmé avoir tué plus de 200 « terroristes ». Un porte-parole de l’agence de défense civile de Gaza a fait état de 300 morts à l’intérieur et autour de l’hôpital durant l’opération israélienne. Des médecins et civils présents dans le complexe ont déclaré à l’AFP que de nombreux corps avaient été retrouvés, dont certains semblaient s’être fait rouler dessus par des véhicules militaires. Aussitôt après avoir quitté al-Chifa, les troupes israéliennes ont lancé des opérations dans les secteurs des hôpitaux de Nasser et al-Amal à Khan Younès dans le sud. De nouveaux massacres en perspective.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi prête serment aujourd’hui dans la nouvelle capitale en cours d’édification en bordure du Caire, pour entamer son troisième mandat. Après avoir mis en prison ou écarté tous ses concurrents, il y avait été réélu il y a trois mois avec 89,6 % des suffrages, un score supérieur à celui réalisé par Poutine. Il est à la tête d’un pays exsangue où les deux tiers des 106 millions d’habitants vivent en dessous ou juste au-dessus du seuil de pauvreté et où l’inflation atteint 35 %. Des milliers de prisonniers politiques croupissent dans les prisons et les droits humains sont catastrophiques. Au bord de la faillite le pays a bénéficié, au premier trimestre 2024, d’un afflux de plusieurs dizaines de milliards de dollars, dont 35 milliards des Émirats arabes unis et une rallonge de cinq milliards d’un prêt originel de trois milliards du Fonds monétaire international (FMI). Fort de ces soutiens, et plus généralement de celui des pays occidentaux, Sissi compte bien poursuivre pour six autres années sa politique répressive et sanglante.

Les élections municipales en Turquie constituent le pire revers électoral du président Recep Tayyip Erdoğan depuis l’accession au pouvoir, en 2002, de sa formation islamo-conservatrice, le Parti de la justice et du développement. En s’impliquant personnellement dans la campagne pour les élections municipales au côté des candidats de son parti, en particulier à Istanbul qu’il voulait à tout prix reconquérir, Erdoğan a donné à ce scrutin local une résonance nationale. Passées aux mains du principal parti de l’opposition, le Parti républicain du peuple (laïque et social-démocrate) il y a cinq ans, les deux plus grandes villes du pays, Istanbul et Ankara, tenues par les islamistes entre 1994 et 2019, ont vu leurs deux maires sortants réélus triomphalement dimanche. Erdoğan paie sans doute la situation économique catastrophique du pays avec une inflation qui s’établit à 67 %, une livre turque en chute libre sur les marchés financiers internationaux et une proportion croissante de la population vivant sous le seuil de pauvreté. Quant à Ekrem İmamoğlu, leader de l’opposition et maire d’Istanbul, il se contente de surfer sur la vague de mécontentement sans rien proposer de concret aux masses populaires avec en vue la possibilité de remplacer Erdoğan dans quatre ans.

Dans plusieurs régions d’Allemagne, les demandeurs d’asile sont désormais contraints d’effectuer des travaux dans leur centre d’accueil pour ne pas perdre une partie de leurs aides sociales. Ils taillent des haies, balayent les rues et nettoient les vitres. Dans le Land de Thuringe, à l’est de l’Allemagne, tous les résidents adultes en bonne santé du centre d’accueil pour demandeurs d’asile de Saale-Orla sont tenus de travailler jusqu’à quatre heures par jour, payés… 80 centimes de l’heure. Ceux qui refusent voient leurs prestations sociales réduites – jusqu’à 180 euros par mois en moins. Il faut cependant rappeler que, dans le même temps, la plupart des migrants se voient refuser un permis de travail qui leur permettrait de trouver un emploi stable. Cette campagne sur « le travail obligatoire des migrants » donne une idée erronée et raciste des réfugiés qui seraient « réfractaires au travail ». Pas étonnant qu’elle ait été lancée par la droite chrétienne-démocrate et applaudie par l’extrême droite.

Le président russe a rendu public ce dimanche 31 mars un décret précisant les contours de la conscription de printemps. Si Moscou affirme que les nouveaux conscrits ne combattront pas en Ukraine, ce nouvel appel intervient « dans un contexte de rumeurs généralisées d’une nouvelle vague de mobilisation pour l’offensive en Ukraine », observe la presse étrangère. Voilà le sort réservé aux jeunes. Service militaire et demain… mourir dans les tranchées sur le front.

Le NPA sera présent aux élections européennes. À l’heure où les bruits de bottes s’amplifient, où les attaques se multiplient contre les travailleurs et où les frontières font des milliers de morts en Méditerranée, il est indispensable que se fasse entendre une voix internationaliste, de construire l’union des travailleurs au-delà des frontières nationales.

Notre liste sera composée de travailleurs et de travailleuses, d’étudiants et de jeunes salariés. Elle sera le porte-voix des colères et des luttes des exploités et des opprimés au sein d’un continent où l’immense majorité de la population survit avec des salaires, des pensions et des indemnités minés par l’inflation, alors que les grands groupes capitalistes se gavent, notamment ceux qui transforment le sang des peuples en milliards de profits.

Elle défendra la nécessité de l’union dans la lutte de tous les travailleurs et travailleuses du continent pour arracher les moyens de vivre dignement, son opposition à cette Europe « forteresse », hérissée de murs et de barbelés contre les hommes et les femmes des autres continents, qui ne demandent qu’à venir ici pour y être nos camarades de travail dans les chantiers, les bureaux ou les usines.

Nos têtes de liste et porte-paroles de campagne sont des travailleurs : Selma Labib, 28 ans, conductrice de bus, Gaël Quirante, 48 ans, postier, Armelle Pertus, 48 ans, professeure des écoles, Damien Scali, 38 ans, cheminot.

 

 

Pour suivre la campagne de notre liste, rendez-vous sur cette page : https://npa-revolutionnaires.org/europeennes2024/

140 000 personnes sont menacées d’expulsion en ce début de mois d’avril, qui sonne la fin de la trêve hivernale. Et parce qu’il ne suffit pas au gouvernement de mettre les travailleurs pauvres à la rue, depuis la loi anti-squatteur de 2023, ils sont punis pour infraction à hauteur de 7500 euros. Imposer de telles amendes à des gens qui ne peuvent pas payer leur loyer, c’est criminel. Comme est criminelle la politique d’expulsion d’un gouvernement qui ne cache décidément pas qu’il fait la guerre aux plus pauvres.

Suite au terrible attentat de Moscou, qui a fait 137 morts et 187 blessés, le régime de Poutine se prétend le meilleur protecteur de la population russe. Notamment en usant de méthodes de répression très violentes contre les personnes suspectées de terrorisme et en passant à tabac les personnes arrêtées. Mais en fait, Poutine utilise ces mêmes méthodes contre sa propre population, en traquant et enfermant les militants et opposants politiques, et en faisant peser une chape de plomb sur l’ensemble de la société. Il fait peser une chape de plomb sur toute la société, le but étant de mater les révoltes sociales comme il l’a fait contre les travailleurs en grève au Kazakhstan. Une répression qui ne profite en définitive qu’au patronat, qu’il met ainsi à l’abri des révoltes sociales. Poutine se prétend l’ennemi de l’impérialisme américain, ou de Macron. Mais chacun à leur manière, ces dirigeants défendent le même ordre bourgeois contre les travailleurs.