La direction de l’EIC Rhône-Alpes – l’établissement dont dépendent les aiguilleurs – vient d’annoncer le report en octobre d’une réorganisation dans ce triage de la banlieue sud de Lyon prévoyant de supprimer deux postes en avril. Les salariés ont gagné la première manche, mais la menace demeure.
La grève, ça marche !
Ce recul est un premier revers pour la direction de SNCF Réseau, qui pensait pouvoir restructurer sans difficulté, comme elle l’avait fait il y a trois ans sur le même site. C’est sans doute pour ça qu’elle a cru que les agents se laisseraient faire, d’autant qu’ils sont en majorité jeunes, en âge ou en ancienneté dans l’entreprise. Raté ! Depuis le mois de février, ils ont fait plusieurs journées de grève, jusqu’à paralyser entièrement leur site avec 100 % de grévistes.
La direction recule, mais ne renonce pas
Suite à ce report, la direction a annoncé le lancement d’un groupe de travail avec les syndicats et les agents du site qui le souhaitent. Une manœuvre pour tenter de regagner la confiance des travailleurs… sans cacher que son but reste de supprimer des postes !
Si les aiguilleurs de Sibelin ne veulent pas voir leurs conditions de travail se détériorer en octobre, ils devront continuer à se battre, et s’organiser avec des assemblées générales et des piquets de grève. Jusqu’ici, toutes les discussions sont passées par un groupe WhatsApp, ne permettant pas de se réunir physiquement et de poser tous les problèmes du mouvement.
Alors, plutôt qu’avec la direction, c’est entre collègues qu’il faudra parler pour préparer au plus vite la prochaine grève qui enterrera le projet de la direction.
Stanislas Erren