Alors que l’an dernier l’Unef alertait sur une augmentation « jamais vue » du coût de la vie étudiante, les choses ne devraient pas s’améliorer à la rentrée 2024. Selon l’enquête annuelle que le syndicat étudiant vient de publier, le prix d’une année d’études va encore grimper de 2,25 % par rapport à l’an dernier, ce qui représente 482,16 euros par an, soit 40,18 euros par mois. En cause, l’augmentation du coût de la vie, mais aussi celle des frais d’inscription universitaire et de la contribution de vie étudiante et de campus (CVEC), une participation obligatoire pour les étudiants depuis 2018. Pour la rentrée 2024, les tarifs d’inscription à l’université seront plus élevés de 2,93 %, la CVEC passant à 103 euros (son coût était de 100 euros en 2023 et de 92 euros en 2021). Les étudiants font aussi les frais de l’augmentation du coût de l’énergie (+ 4,8 %), et des loyers dans les résidences des Crous (+ 3,5 %) et hors résidences Crous (+ 1,08 %). L’inflation modérée des prix des produits alimentaires (+ 0,82 %) pèsera également sur leur budget. Depuis 2017, le coût de la vie étudiante a augmenté de 27,76 %, selon l’Unef. Une réalité qui oblige un étudiant sur deux à avoir un travail salarié en plus de ses études, alors même que les étudiants qui travaillent ont un taux d’échec à l’université 40 % plus élevé que ceux qui peuvent se concentrer uniquement sur leurs études. L’image d’une vie étudiante insouciante appartient au passé.