Plus de 10 000 procédures judiciaires ont été ouvertes en Russie pour « discrédit » de l’armée depuis février 2022 et le début de l’invasion de l’Ukraine, a rapporté le média indépendant Mediazona à partir de données des tribunaux. Un chiffre qui montre la répression tous azimuts lancée par les autorités qui punissent sévèrement la diffusion de ce qu’elles jugent être de « fausses informations » sur l’armée ou jeter le « discrédit » sur ses forces armées. Dans la pratique, toutes les voix qui s’opposent à la guerre sont sévèrement réprimées. Fin 2022, la police russe avait ouvert 5 614 procédures contre des individus accusés d’avoir calomnié l’armée et 8 590 au total fin 2023. Le seuil des 10 000 procédures a été dépassé « au cours de la première semaine d’août », a indiqué le média. Depuis février 2022, des milliers de personnes ont été menacées, sanctionnées ou condamnées, parfois lourdement, pour leur opposition au Kremlin et à son invasion de l’Ukraine. Selon l’ONG Memorial, la Russie compte actuellement 762 prisonniers politiques. Ce qui n’empêche pas les opposants à la guerre de continuer de protester.