Cela fait deux mois et demi que l’État français retient dans des prisons de métropole sept leaders de la contestation en Nouvelle-Calédonie, accusés d’avoir organisé des émeutes contre le projet de dégel du corps électoral en Kanaky. Une incarcération à 17 000 kilomètres de leur famille, contraire au droit européen. La répression féroce du pouvoir et des milices coloniales a fait officiellement onze morts, des centaines de blessés et des sanctions pénales disproportionnées. La détermination des manifestants ne faiblit pas pour autant : le mouvement a obtenu que le projet soit mis de côté et les actions de blocage continuent.