Un peu partout en France, la rentrée est l’occasion pour les conducteurs et conductrices de bus scolaires de taper du poing sur la table. Les journées à forte amplitude mais peu d’heures de travail génèrent des paies inférieures à 1 000 euros, alors que les grandes sociétés de transport empochent des bénéfices confortables. Dans l’Hérault, les débrayages touchent les agences Keolis de Sète, Agde, Béziers ou Pézenas avec jusqu’à 80 % de grévistes. En se coordonnant à l’échelle du pays, et en passant à la grève illimitée, les travailleurs du transport – et d’ailleurs ! – mettraient de leur côté tous les moyens de gagner.